LIVRE DUITfb:M£. {iùiJ-iU9,) H
membi:e ser^dt libre de proj^aer ce que Im semblerait exiger Tii^térèt du pays (*).
Papuis trois semaines CromweU prévoyait et tentait de prévenir ce revers : au lïom des chefs de l'armée et du parti , il avait fajit offrir au conseil comfnun (^) de rendre à )a cité Iç commandement de sa milice y de la Tour^ et la mise ea liberté de ^es aldermen accusé^ ^ pourvu qu'elle s'engageât à ne rien foiire qui pût servir Içs Écossais d^ns leur prochaine invasion; mais ses offres avaient été repoussées (^). Contraint de renoncer à tout espoir de conciliation, quand il vit les presbytériens reprendre C(mrage dans la cité et crédit dans le parlement, un désir passionné lui vint de risquer un coup décisif. Il se rendit au quartier général, fit convoquer le conseil des officiers, et ouvrit l'avis que l'armée marchât sur Londres , expulsât des chambres tous ses adversaires, prit eqfin, ati nom dos gens de bien et de salut public, pleine possession du pouvoir. Un moment la proposition fut adoptée : cependant une si rude atteinte aux droits d'un parlement si longtemps l'idole et le maître du pays étonnait encore les plus audacieux ;
(1) ParL Hist., t. UI, eol. 8S2-SS3.
(3) Le 8 avril 1648.
(3) Clément Walker, Hia. of inà^pendenoy, p. 88^83.
ils hésitaient. Fairfex, qui commençait à s'inquiéter de ce qu'il accomplissait y en profita pour se refuser aux instances du lieutenant général qui voulait donner sur-le-champ les ordres; le projet fut abandonné (*). Las de ce double mécompte, suspect aux uns par ses tentatives d'accommodement, aux autres par l'emportement de ses desseins, incapable de supporter Tinactton et la perplexité, Gromwell résolut soudain de quitter Londres , d'aller combattre les insurgés de l'ouest, et de ressaisir par la guerre Tascendant qui lui échappait. Il eut peu de peine à obtenir des chambres cette mission. Pendant que les troupes qui devaient le suivre faisaient leurs préparatifs de départ , il se plaignit un jour à Ludlow de sa situation , rappelant ce qu'il avait fait pour la cause commune, quels périls, quelles haines il avait bravés, et se récriant contre l'ingratitude de son parti. Ludlow accueillit ses plaintes, lui rappela à son tour quels motifis, quels prétextes il avait donnés à la méfiance , le pressa de renoncer à toute intrigue, à toute vue ambitieuse, lui promit, à celte condition , l'appui sincère des républicains , et le quitta charmé de l'attention docile qu'avaient
(*} Me'imires fie Ftiirfax, p. 40.Vi<K».