‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 87 sur 116 · II · texte numérisé non relu

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»esl à bout, voire or englouti, vos vai«seaui^ eu » révolte, vops-mémes dans tQ mépris; vos âinis o les Écossais sont furieux contre vous; raffecUon ^ de la cité et du royaume s'ostentièrcmentretiréo » d^ vous. Je vous laisse à juger si c'e^t l^ un état » sûr, et s'il n'est pas grand temps de tout faire » pour on sortir (*). » L^s indépendants se récrièrent^ mais beaucoup de membres, étrangers aux factions et accoutumés à se porter, selon les tempa, vers Tun ou vers l'autre côté, approuvaien^t en silence les paroles de sir Symonds; on vota quil fallait traitei^ : seulement la chambre persista f), contre le vœu des lords, à exiger du roi l'adoption préalable des trois bills, et rien ne fut r^lé quant au lieu où s'ouvriraient les négociations.

On discutait avec le conseil comimin les mesures à prendre pour qu'elles pussent avoir lieu à Londres, sans péril pour le roi ni le parlement (^), quand arriva la nouvelle qpe les Écossais venaient d'entrer dans le royaume (*), et que Lambf?rt sa

HUt., t. UI, col. 922-924.

(2)' A quitre-vmgtfl votit^ùtit 8oiianiè^(Hiié: Pari, ffist., t. Ifî/

(3) Rushworth, part. 4, t. II, p. 1 185, 1187.

{<) JjesiuiHei: PrtW'./Wse., l. lff,eel.l>31.^R*shworth,pari.i,

LÏVBE HUITIÈME. (16/i7-1669.) 436

repliait devant eux. Malgré les menées d'Argyle et les fougueuses prédications d'une partie.du clergé, Harnilton était enfin parvenu à lever çt mettre ^n marche une armée. Elle ne répondait point ^ il est vrai^ aux premières résolutions du parlement: au lieu de quarante mille hommes^ à peine ^n comptait-elle quatorze mille ; la cour de France avait promis des munitions et des armes, on n'avait rien reçu; le prince de Galles devait passer en Ecosse et prendre le commandement, il restait en Hollande; les cavaliers mêmes de liangdale et de Musgrave ne s'étaient pas réunis à leurs alliés, car ils avaient refusé de jurer le covenant, et Hamillon n eût pu, sans se perdre dans son propre parti, placer de tels jnfidèles à côté de ses soldats ; ils formaient donc un corps séparé, qui semblait n'agir que pour. son compte, et toujours à distance des Ecossais, Enfin les préparatifs de Hamilton, traversé^ par tant d'obstacles^ n'étaieijt point terminés, ni ses régiments au complet, ni son artillerie ea état quand l'explosion prématurée des insurrections royalistes en Angleterre vint le contraindre de hâter sou départ,.; et il sortit d'Éco^sq mal pourvu, inquiet, poursuivi par lefs invectives d'une multitude de fanatiques qui prophétisaient I,a vumià d'une armée employée, disaient-i là, à rendre au

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roi ses droits avant que Christ fût en possession des siens (*).

La nouvelle de l'invasion n'en émut pas moins toute l'Angleterre : rien ne semblait pouvoir s'y opposer : Fairfex était toujours retenu devant Golchester, Cromwell devant Pembroke ; Vinsurrec* tion^ k peine comprimée^ pouvait renaître partout^ à toute heure. L'embarras des presbytériens était extrême; le peuple même ^ bien disposé pour eux^ avait repris contre les Écossais son ancienne aversion ^ n'en parlait qu'avec insulte^ rappelait comment ils avaient vendu naguère le roi que maintenant ils prétendaient délivrer, voulait enfin qu^avant tout on chassât du royaume ces avides et menteurs étrangers. La motion fut faite dans les communes ^ de les déclarer ennemis publics y et traître quiconque les avait appelés; quatre-vingtdix voix la repoussèrent, mais sans hardiesse ni succès : elle n'échoua qu*à la chambre haute f). Les lords votèrent en outre qu'il fallait presser les

[*} Ruâhworth, part. 4, t. II, p. 1196-1198. — OIftrendon, Hist, o( jthâ r^hell.y U IX, p. 112, 114, 142. — Méftiairés de Ludlow, 1. 1, p. 297. — Bowring, p. 98. — Mémoireê de Herbert, p. 57. — Maloêlm taittg, Hist, of Scol^emd, t. III, p. S94'^40!^.

(») Le 14 Juillet. Pari. UisC, i. UI, col. 934,,.

(') U 18 juillet. Ihid,, col. 936.

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