‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 96 sur 116 · II · texte numérisé non relu

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ft«6 RÊ^TOLUnOR D*A1!l6LETERIie.

que le débat parût près de sa fin. fie Jour baissait; plusieurs membres s'étaient déjà retirés ; un indépendant proposa de feire apporter des flambeaux, et db oontinuer la séance : « Monsieur t'orateur, » dit un presbytérien, non seul^nmenl ces Messieurs » se flattent de nous ^oer de crainte par Tap- » proche de Tannée, mais ils Teulent proloi^r » toute la nuit la discussion , dtms l'espoir que les » membres les plus âgés , qu'on regarde comme les » plus enclins à la paix , s'en iront de lassitude » avant le moment du vote. J'espère que là chambre t no sera point dupe de cet artifice. » Et malgré les clameurs dés indépendants , le débat fti^ de nouveau ajourné (*).

Le surlendemain {% en entrant en séance ^ une sombre rumeur agitait la chambre; Le roi^ disaft^on de toutes parts, avait été enlevé de Itle de Wight, pendant la nuit, malgré sa résistance, et emmené au château de Hurst , espèce de prisoh située sur là dSte en ha» de rtte^à l'extréilàité d'un promontoire aride y désert et malsain. Vivement interpellés, les tx^éneurs ihdépéiidants gardaient le

(<) Phrh Visi.i t. m^ 00). 1145*11^7.^ Mémoins ÛQ Laêlom, t.T, p. 326

\^) lie 4 décembre. Le débat arait été remis aa 8ui1end«main 4, parce que le ieudeinifin 3 était un ^îmancbe.

gilencfc. La séance commença; rorateiir lut de» lettres venoes de Newport él adressées à la chambre par le major Bolph, qui y commandait en l'absence de Hammond. La rumeur était fondée, et toute relation désormais impossible , contre le gré de Tannée, entre le roi et le parlement {*).

lie 29 novembre , vers le soir, quelques heures

après la cWrture des conférences de Newport et le

départ des commissaires, un homme déguisé dit

à Tiin des gens du roi : « Des troupes viennent de

» débarquer dans Ftle; avertissez le roi qu'il sera

»entevé cette nuit. y> Charles fit sur-le-champ

appeler le d\ic de Richmond, le comte de Lindsej

et le colonel Edouard Cook , officier qui avait sa

confiance, leur demandant que foire pour vérifier

xie rapport. En vain on essaya de faire parler le

major Rolph; on n'en obtint que de courtes et

obscures réponses : « Le roi peut dormir en repos

» cotte nuit; sur ma vie, celte nuit, personne ne

» le dérangera. » Cook offrit de monter à cheval,

de parcourir la côte , d'aller surtout à Carisbrooke,

où les troupes, disait-on, élaient arrivées, voir

tui-même ce qui se passait. La nuit était sombre ,

la pluie violente , le service périlleux; le roi bési-

(M Pari, mst., t. m, col. i 147-4148;

tait k racceptcr, Cook insista et partit II trouva en effet à Carisbrooke la garnison renforcée , dix ou douze officiers nouveau-yenus , le capitaine Boweraian^ qui y commandait , presque gardé à vue y partout un air de mystérieuse agitation* Il revenait en toute hâte porter au roi ces renseignements quand ^ en arrivant à Newport, vers minuit^ il vit la maison qu'occupait le roi entouifée de gardes; il y en avait sous chaque fenêtre , dans rintérieur même et jusqu'à la porte de la chambre du roi 9 où la fumée de leurs pipes pénétrait de toutes parts. Aucun doute n'était plus possible : les deux lords conjurèrent le roi de tenter à l'heure même, et à tout prix, son évasion* Le conseil déplaisait à la gravité craintive de Charles; il allégua la difficulté du succès, l'irritation qu'en pren* drait l'armée : « S'ils s'emparent de moi , dil-il, il » faudra bien qu'ils me ménagent; aucun parti ne » peut , sans mon alliance , fonder sûrement son » triomphe. — Prenez garde, sire, dit Lindsey, D ces gens-là ne se gouvernent point par de telles » maximes : que votre Majesté se souvienne de » Hampton-Coûrt. -^Colonel, demanda Richmond » à Cook , comment avez-vous passé? — Cook; J'ai » le mot d'ordre. — Richmonb. Me feriez-vous «passer aussi? — Cook. Je n'en doute pas. »

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