DE LA PREMIÈRE ÉBITION
J'ai publié les Mémoires originaux de la révolution d'An* glelerre ; j'en publie aujourd'hui l'Histoire. Avant la révolution française, celle-ci était le plus grand événement que l'Europe eût à i^aeonter.
Je ne crains point qu'on en méconnaisse la grandeur ; en la surpassant , la ndtre ne l'a point rabaissée ; ce sçnt deux victoires dans la même guerre et au profil.de la même cause ; la gloire leur est commune ; elles se relèvent mutuellement au lieu de s'éclipser. Je crains plutôt qu'on ne s'abuse sur leur vrai caractère , et qu^on ne leur assigne pas, dans l'histoire du monde, la place, qui leur coovient.
A bn croire uniç opinion aujourd'hui fort répandue , il semble que ces deux révolutions aient été des événements étranges, émanés de principes et conçus dans des desseins inouïs , qui oi\i jeté la société hors de ses voies anciennes et naturelles ; des ouragans, des treinblements de terre, un