XVIII PRÉFACE
riiidépendance dé mon jugement ; H y a, ce me semble , trop de timidité à craindre si aisément qu'an autiiiaire ne devienne ttn maître, ou trop d'orgueil à re^fuser si absolument tout secours. Cependant, et si je ne m'abuse , on )e reconnatira sans peine, les monuments originaui m'ont surtout servi de guid^. Je n'ai xieil à dire des Mémoires ; j'ai essayé, dans les Notices que j'y ai ajoutées en les publiant, d'en bien expliquer le caraelère et te mérite; et ceux qui n'cfnt paâ ptiâ plaee dans Ina Collection , bien que j'en aie fait usage pour mon flistoiï^, me semblent trop peu importants pour qu'il soit nécessaire de s'i^ arrêter. Quant aux Recueils d'actes et documebts officiels , ils sont très nombreux, et quoique souvent exploités, ils abondent encore en ricliesses inconnues. J'ai eu apus^lés yeux ceux deRushvvoi*thf deThurlde, les journaux desdeux chambres, V Histoire parlementaire , tant l'ancienne que celle de M. Cobbett, la Coltection des p-ocès politi^m^ et un grand nombre d'autres ouvrages du même genre qu'il serait sans intérêt d'énumérer. J'ai ausri tirouvé dans les paînphlets du temps, non seulement de l'Angleterre, mais de la France, quelques renseignements curieux ; ù«r le piiblic français fut plus occupé qu'on né peitse dé Ift révolution anglaise ; beaucoup de iHiochureé furent publiées poui* et contre , et les Frondeurs se prévalurent plus d'une tbis d(^ son exemple contre Mazarin et la cour. Je doiédire aussi , pour rendre justice à un homme et à un travail at^ourd'hui trop oubliés, que j'ai -très-souvent consulté avec ftmi Y fftstoire d'Angleterre ^ Rapin*Thoiras, et que, malgré l'infériorité du talent de l'écrivain , la révolution d'Angleterre y est peut-être mieux compï-ise et plus complètement exposée