‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 5)Chapitre 77 sur 113 · I. Ml · texte numérisé non relu

I. Ml

•ilO RÉVOLUTION D'ANGLETERRE.

d'une trêve, cherchaient au loin de nouvelles forces^ méditant l'un et l'autre de nouveaux combats. En traversant l'armée anglaise , qu'on licendait^ et l'armée écossaise, qui rentrait dans son pays, le roi n'osa s'arrêter longtemps. Cependant ses tentatives auprès des troupes ^ surtout des officiers , furent assez publiques pour que lord Holland, qui présidait au licenciement, en écrivit avec inquiétude au comte d'Ëssex (*), ajoutant qu'à son retour à Londres , il lui en dirait davantage. Arrivé à Edimbourg, Charles fit au parlement et à l'Ëglise d'Ecosse toutes les concessions qu'ils demandèrent : parlements triennaux , aban* don des anciennes prérogatives dé la couronne , poursuites contre les principaux adversaires du covenant, intervention même du parlement dans la nomination du conseil privé, riett ne fut refusé. Le roi se prêtait, avec une gravité qui n'avait pas l'air de la complaisance, au culte dès presbytériens, assidu à leurs fréquentes prières, attentif à leurs longs sermons : laïques ou ecclésiastiques, nobles ou bourgeois, les chefs covenantaires étaient traités avec une faveur empressée ; on leur prodiguait les titres, les charges, les promesses, les pensions.

(^} Le 16 août 1641. Clarendon, HisL ofihe n^U.y t. Il , p. 210.

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