DANS LINTEKKT DU COMMERCE
C'est dans le soin de la prospérité matérielle qu'au sortir des grands troubles sociaux le pouvoir absolu se complaît et triomphe : Cromwell y veillait avec une active sollicitude^ non*seulement par le maintien général de Tordre^ mais par des mesures spéciales et directes. Il institua * un conseil du commerce où se réunirent, sous la présidence de son fils aine Richard, les membres du conseil d'État^ les juges, des jurisconsultes et les aldermen des neuf principales villes conmierçantes d'Angleterre, chargés de recherclier les moyens de seconder le développement du commerce et de la navigation britannique, et investis de tous les pouvoirs nécessaires dans ce dessein. Il donna à la compagnie des Indes orientales une nouvelle cliarte' qui amena la souscription d'un nouveau capital de 370,000 livres sterling (9,250,000 fr.) et releva ce commerce de la déca* dence où il était tombé. Le sei*vicc de la poste aux lettres reçut une extension et des améliorations importantes ^ Des commissaires eurent ordre d'examiner les abus qui s'étaient introduits dans les nombreux établissements de charité publique et d'en poursuivre le redressement. C'étaient partout les essais d'une administration vigilante^ inspirée par un génie sensé et soutenue par un gouvernement fort *,
i En 1655.
t En 1657.
» En 1654.
* Parliam. HisL, t. XX, p. 470-471;— Whitelocke, p. 630;— Carlyle, CromwelVs Letters and Speeches, t. II, p. 396; — The Pictorial History ofEngland, t. III, p. 547, 548, 552.