‹ Histoire de la révolution d'AngleterreChapitre 78 sur 150 · MO GRANDEUR DE CBOMWELL ES EUROPE · texte numérisé non relu

MO GRANDEUR DE CBOMWELL ES EUROPE

« veille pas pour se divertir, mai» des ministres sévères B tiennent sans cesse leurs adversaires en éveil. En « somme, tout ici est plein de dédains, de soupçons, de •> physionomies rudes et menaçantes.... Le roi Charles « était trop'bon pour de si mauvais temps. Gromwella a cliassé le Parlement ; il parie et ment seul ; il a l'au- « torilé de roi, si ce n'est le nom. Son titre est celui de a Protecteur, maisil détruit la noblesse. Tant de troupes a assurent son pouvoir, mais elles ruinent et accablent le « pays. Toute solde est pour les soldats. La machine est M forte, mais je ne la crois pas durable, car elle est vio- « lente'. »

Cromwell lui-même, au milieu de sa puissance et de sa gloire, sentait que sa situation était violente, et aspirait à la changer : depuis plus de dix-huit mois il gouvernait seul et arbitrairement; son ferme bon sens l'avertissait que le pouvoir absolu s'use vite, et que, même heureux, on ne gouverne pas longtemps isolé et sans appuis, La guerre avec l'Espagne lui préparait et lui imposait déjà des charges auxquelles, sans taxes nouveUes, il ne pouvait suffire. Il reconnut la nécessité, et il crut qu'après tant de succès le jour était venu de fonder un ordre légal pour fonder un ordre durable, et il convoqua de nouveau un Parlement.

■ Londres. 6 oclobre I65G i^Ltttert inédite di Messer Gtocanni Sagredo (publiées par son deacendaiit Agoslino Sagredo); Venise,

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