‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 103 sur 254 · Tome V · texte numérisé non relu

Tome V

volontaires du département de l'Ain, emploi qu'il a rempli jusqu'à l'époque du malheureux événement causé par le poison, qui lui est arrivé il y a environ quinze mois, événement qui a causé des regrets au bataillon qu'il lui a manifestés par un certificat des plus flatteurs; que dans tous ces différents grades, il a prêté et fait prêter le serment civique exigé par la loi ; que dans les deux certificats de civisme et résidence qui lui ont été donnés par le Conseil général de la commune, il est attesté qu'il a payé exacte- «. men toutes ses contributions; qu'en conformité des dé- flj crets de la Convention nationale, il n'a laissé exist-er dans ses propriétés aucun signe de royauté et de féodalité ; qu'il n'a en son pouvoir aucuns chevaux de luxe, pas même d'utiles aux travaux; qu'il a satisfait à l'emprunt forcé, qu'il s'est empressé dans toutes les circonstances à donner l'exemple de la loi sur le maximum pour tous les comestibles ; qu'il a fait droit à toutes les réquisitions qui lui ont été faites ; qu'il a prévenu la loi sur l'exécution de la démoHtion des châteaux ; que dans l'événement qui est arrivé à cet égard à un malheureux ouvrier, il s'est empressé, pour consoler la veuve, de la gratifier d'une somme de I200 livres; qu'enfin il a été l'ami de la Constitution et qu'il a toujours manifesté les sentiments d'un vrai républicain.

Vu l'avis du conseil général de la commune, du 27 germinal, portant que le dit Aimé Olivier Duport a constamment tenu une conduite civique depuis 1789; qu'il a servi la République dans les armées jusqu'à l'époque de son accident malheureux ; qu'il n'a d'autre tort que d'être né noble et d'avoir un frère émigré, qui est parti contre son avis et dont il a lui-même dénoncé l'émigration.

Vu aussi l'avis du Comité de surveillance du même lieu, du 21 floréal, qui déclare que la conduite dudit Duport est

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