CHAPITRE IV
naître dans ses détails pour découvrir les principaux fédéralistes qui intriguent pour opprimer les patriotes de 8g. — 2° '^sur le deuxième feuillet) : Liberté^ Egalité ou la Mort. Baron, administî^ateur du département de l'Ain aux Citoyens Représentants du peuple composant les Comités de Salut public et de Sûreté générale (1).
Ce long factum, que nous avons déjà cité dans notre troisième volume à propos du docteur Martin, attaque toute la mission de Gouly et signale quelques méfaits de Gauthier. Il n'y a rien là de bien neuf pour nos lecteurs. Nous nous bornerons à détacher quelques mots de Pexorde et de la péroraison, en soulignant les énormités :
Citoyens Représentants,
Inculpé verbalement, le deux thermidor, au Comité de sûreté générale par le citoyen Gouly qui s'obstine à persécuter les patriotes énergiques du département de l'Ain, je réponds qu'une salutaire Terreur, occasionnée par l'établissement du gouvernement révolutionnaire, tenoit les aristocrates, fédéralistes et modérés dans une juste crainte de la punition de leurs crimes envers la Nation et la Révolution; les patriotes ne déployoient le glaive de la loi ou les mesures révolutionnaires que contre les chefs de la conjuration fédéraliste et ses plus zélés partisans, que contre l'hydre du fanatisme.
A Bourg, chef-lieu du département, à Belley, à Montai) Manuscrit de 32 p. in-folio, portant l'estampille de la Convention ît annoté par M. Debost. — C^« D.
Ferme (Saint- Rambert) et autres lieux, les patriotes persécutés par les fédéralistes n'agissoient et ne parloient que pour le bien du peuple \ leur énergie avoit pris le degré de force et de vérité qui convient naturellement à des républicains. Nul ne crioit à l'injustice et à la vexation si ce n'est les ennemis de la Révolution. , .
Ce mémoire n'est que l'expression d'un cœur navré de douleur de voir les patriotes les plus énergiques et les plus purs vexés, de voir son département dans le trouble. . .
Je me résumerai donc en demandant aux Comités la dé-, livrance et le renvoi dans leur département de cinq pères de famille qui sont : Desiles^ Rollet^ Frilet^ Martine et Albant^ patriotes opprimés par la calomnie et l'intrigue des fédéralistes...
Faire ainsi Tapologie de la Terreur et des Terroristes, présenter le régime de la guillotine comme un régime salutaire et poser en victimes les oppresseurs de notre pays, c'est là le nec plus ultra du vertige démagogique.
A cette époque, il est vrai, nous étions dans la phase ia plus terrible de la Révolution. Les pourvoyeurs de réchafaud avaient simplifié ou plutôt supprimé les formes juridiques. Les prévenus livrés à Fouquier-Tinville étaient condamnés d'avance ; il suffisait de constater leur identité pour les envoyer à la mort, et, chaque jour, cinquante têtes tombaient. La vertu et le génie ne trouvaient pas grâce devant les cannibales. La sœur de Louis XVI, madame Elisabeth, modèle