CHAPITRE V
sages , la reconnoissance d'une administration qui restera à jamais unie à vous... Continuez votre surveillance active et rigoureuse sur les manœuvres des intrigants , des ambitieux et des traîtres. Continuez à les livrer aux châtiments qu'ils méritent , et vous ajouterez aux lauriers que vous avez cueillis... Les Français vous porteront dans leurs cœurs , et la postérité chantera vos éloges en jouissant de vos travaux.
L'adresse des administrateurs du département, tous Girondins, n'est pas moins enthousiaste :
Bourg-régénéré, le i5 thermidor.
Représentants,
Vous venez encore une fois de bien mériter de la patrie en lançant la foudre nationale sur les traîtres qui parloient sans cesse de probité, de justice et de vertu, et qui n'employoient ce langage que pour devenir des seconds Cromwel. Quoi ! ces scélérats avoient-ils pu oublier que l'idole de la Nation est la liberté , qu'elle abhorre trop les traîtres pour laisser un seul jour leur audace impunie ? Représentants, gloire immortelle vous soit rendue 1 C'est à votre énergie, à votre haine pour la tyrannie que le peuple doit son salut. Continuez à frapper sans pitié les conspirateurs, les intrigants, les ambitieux et les agitateurs ; et comptez sur le zèle, le courage et l'amour des citoyens de ce département. Ils chérissent la Révolution, bénissent vos glorieux et pénibles travaux, et jurent entre vos mains de vivre ou mourir avec vous pour assurer le triomphe de la liberté et de l'égalité.
Vive la République ! Vive la Montagne (i).
(i) La Société populaire de Bourg fait aussi sa soumission, et ce n'est pas la moins curieuse: nous la verrons au premier chapitre de l'Epoque saivante.
Une certaine agitation règne dans la ville, le 17 thermidor. On se plaint de Méaulle qui, au mépris des ordres du Comité de Salut public, a laissé en liberté les chefs Jacobins. Une protestation contre cette mesure est inscrite sur le registre municipal (i). Le parti modéré ne dissimule pas la joie de son prochain triomphe. Une citoyenne trop expansive est arrêtée par ordre du Comité de surveillance; voici le fait tel qu'il est mentionné sur le registre :
Plusieurs membres ont opeservé que. la citoyenne Grand veuve Bochard leur avoit été dénoncé quelle ne fesoit que mètre le trouble dans la commune quelle allait de maison en maison pour se faire un partit pour chercher à deviser les esprit et maime a dit che^ les citoyenne Maréchal blanchiseuse que lont veroit quelque chose de nouveaux que les sans culotte laiveroit le qus
Considérant que la dite. Bochard n'a jamais été dans les principes depuis la révolution et quelle soit prononcé aristocrate
Considérant quelle même a insulté les autorité constitué en cherchant à les vexer en écrivant à l'agent du distric lui fesant des menace pour faire sortir son parens qui est détenu dans les Claristes le disant cultivateur.
Considérant que la loi du 22 messidor soit teplique seulement sur les cultivateur, mais que le nommé Grand étoit ex procureur et notaire que la loi n'étoit point aplicable sur lui
(i) Voir à la fin de la séance du 17 la note du citoyen Faguet, substitut de l'agent national de la commune.