‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 143 sur 254 · Tome V · texte numérisé non relu

Tome V

242 DIX-SEPTJÈME ÉPOQUE.

turer ce qui se passa. Les chefs de la faction oppressive dont le sort serait décidé par Boisset, se sentaient perdus. Une seule ressource leur restait, c'était de resaisir le pouvoir avec le concours delà bande gessienne; un seul désir les enflammait, c'était de se venger de leurs dénonciateurs. MéauUe, qui avait chaleureusement pris leur parti, dut se prêter à leur dessein et hâta la venue des soldats de Mathieu, sous prétexte de troubles à réprimer (i). Mais, comme il s'était rallié aux Thermidoriens, il jugea prudent de s'éclipser le 19, en lançant à ses amis la flèche du Parthe; et, si le lendemain, à l'arrivée des Gessiens, les conjurés pensèrent encore à leur projet criminel, ce qui est peu probable, leurs chefs étant consignés dans leur domicile, et la plupart des autorités n'étant plus pour eux, ils durent l'abandonner complètement quelques heures après, lorsque parut le nouveau représentant.

Dans ses notes manuscrites, M. de Lateyssonnière a recueilli sur les journées du 18 au 20 thermidor quelques extraits de deux mémoires, l'un anonyme et l'autre écrit par l'agent national Faguet.

Si l'on en croit le mémoire anonyme, Chaigneau

(i) Il est probable que l'agitation de la Société populaire dans la soirée du 18 fut l'œuvre de ses agents. Lui-même, le registre municipal en fait foi, provoqua la réunion nocturne des officiers municipaux.

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