‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 219 sur 254 · ARRETE · texte numérisé non relu

ARRETE

Art. i*"". — L'arrêté du 9 vendémiaire courant, qui ordonne la réincarcération de tous les ex-nobles, ex-prê-

(i) Ducret, le serrurier, incarcéré le 26 thermidor, puis mis en liberté le 20 fructidor, fut rcintcgré définitivement aux Claristes le 3 brumaire ; ses propos incendiaires tendaient à troubler la sûreté publique. La citoyenne Ducret, sa femme, fut mise en arrestation le 22 frimaire, par le Comité révolutionnaire du district. Knfin les femmes Blanq-Desisles, RoUet'Marat, Gay, Merle, Chaigneau et la fille Hurville furent arrêtées le 10 germinal suivant, par ordre du district.

très, ex-religieux et religieuses, parens d'émigrés et de tous autres citoyens qui, sous prétexte de maladie ou autres, auroient été mis en liberté, soit par les autorités constituées, soit par le Comité de surveillance, sans ses , ordres, demeure suspendu.

Art. 2. — Les conseils généraux des communes adresseront dans les cinq jours de la réception du présent arrêté, aux Comités révolutionnaires de leurs districts, la liste des personnes détenues ou élargies provisoirement, ci-devant domiciliées dans leurs arrondissemens, et s'expliqueront sur la vie morale et politique de chaque détenu.

(Suivent sept articles sur la confection des listes et sur les dispositions à prendre pour donner aux détenus la salubrité, l'espace et les secours que l'humanité exige.)

Fait à Mâcon, le 14 vendémiaire, l'an 3» de la république une, indivisible et démocratique.

BOISSET (i). ^

Les délégués de Bourg obtinrent encore du proconsul que les Terroristes ne fussent plus tenus au secret (2) ; de sorte que, lorsque le Comité de Sûreté générale demanda des explications sur les « traitements barbares » qu'ils subissaient (3), le Conseil général de la commune put lui répondre :

(i) 4 p. in-4». Sans lieu d'impression. — C»« D.

(2) Boisset les avait fait remettre au secret le i"- vendémiaire pour eau d'insubordination et tentative de corruption d'une sentinelle.

(3) La lettre du Comité, datée du 5 vendémiaire, ne fut communiquée au Conseil général de la commune que le 14; elle était accompagnée de la plainte des détenus.

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