‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 230 sur 254 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

27 vendémiaire. Liberté de Michel Dugas^ de Tossiat, détenu à Brou.

2 brumaire, à Charolles. Liberté provisoire de la citoyenne Françoise Carret^ veuve Léguât^ de Pont-de- Veyle, détenue à Bourg.

4 brumaire, à Chalon. Liberté provisoire de Joseph- François Vialat^ citoyen de Ceyzériat, détenu aux Claristes .

8 brumaire, à Bourg. Liberté entière du citoyen Edouard-Nicolas Reydellet^ demeurant à Jasseron ; du citoyen Vallin^ âgé de 68 ans, détenu aux Claristes et renvoyé à Pressignac près de Thoissey ; du citoyen Micoud^ de Montluel.

Q brumaire. Liberté provisoire de l'ex-prêtre Pierre Servant^ de Replonge, détenu h Brou, et de la citoyenne Céleste Leprêtre^ femme divorcée d'Henry-Philippe Charbonnier-Crangeac. Liberté définitive de Bonnet et Goy-ffon^ nommés ci-dessus, et de la citoyenne Tardy^ veuve Borsat^ ainsi que de son fils et de ses trois filles.

10 brumaire. Liberté du citoyen Jacques Arnaud^ exprêtre, ci-devant curé de Cuet-Montrevel, détenu aux Claristes. Il était de Miolans, district de Barcelonnette, et resta sous la surveillance de la municipalité de Bourg. Liberté définitive de Maric-Louise-Gabrielle Diibreuil^ exchanoinesse ; du citoyen Marie-Jean-Baptiste £)e5crîV/eî/.r, non compris, quoique frère d'émigré, dans la loi du 1 7 septembre 1793 (vieux style) ; et de la citoyenne Marron Belvey^ veuve Lateyssonnière. Cette veuve obtint de Tellier, le 22 nivôse suivant, un secours de six mille livres à prendre sur les revenus de ses biens séquestrés.

12 brumaire, à Maçon. Liberté provisoire du citoyen François d'Ivoley^ détenu aux Claristes. Liberté entière de l'Irlandais O'Conel, injustement détenu depuis i3 à 14

mois. Cet étranger avait servi quatorze ans en France. Boisset lui fit délivrer 800 livres pour rentrer dans son pays. Liberté définitive de la citoyenne Chareipat^ sœur d'un émigré.

9 frimaire, à Moulin. Liberté de Marie-César Genevay^ notaire à Jujurieu, détenu pour propos inconsidérés.

La réaction thermidorienne était si hésitante que Boisset, pour se faire pardonner sa justice envers les opprimés, ménagea les oppresseurs. Non-seulement il les délivra peu à peu des rigueurs du secret, comme nous l'avons vu, mais encore il en relaxa plusieurs. Le 20 fructidor, il mit en liberté le citoyen Tenand^ de Mont-Ferme (St-Rambert), détenu aux Claristes, et Taffranchit du séquestre et des scellés.

Le 23 vendémiaire, sur la réclamation de la Société populaire du même lieu, il rendit à leurs familles quatre autres détenus des Claristes : Tenand^ Trocii-Malix, Antoine Juvanon père, François Juvanon^ oncle, ex-prêtre (i), et leur restitua la jouissance de leurs biens. Enfin, le 9 frimaire, il fit sortir de la même prison Jean- Louis Peysson^ mais à titre provisoire et sans main-levée du séquestre.

(i) On voit sur le registre de correspondance de l'agent national du district de Bourg, lettre du iS germinal an III, que ces deux Juvanon furent réintégrés en prison par Boisset. le 10 brumaire, et qu'ils l'étaient encore, le 18 germinal.

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