‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 38 sur 254 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

de lui. Il n'a jamais eu la confiance des Sans-Culottes.

Balme Grégoire, ci-devant secrétaire du subdélégué, ci-devant agent du chapitre, ci-devant administrateur, officier municipal et notaire, aristocrate prononcé. Il a toujours été ennemi des pauvres et ami des grands. Il a signé les arrêtés liberticides et fédéralistes du district et de la Société de la Liberté. Il a recelé chez lui quantité d'effets nationaux provenant de la maison des ci-devant Joséphistes de Belley.

MoNiER, ci-devant procureur du ci-devant Roi, ci-devant possédant fief, ci-devant notable ; aristocrate prononcé, riche, avare, sangsue du peuple, ennemi des Sans-Culottes. Il a refusé des assignats en paiement de fermes et denrées. Il n'a pas fait un don patriotique conformément àson revenu. Il a opprimé les Sans-Culottes. Il a gagné sur les biens nationaux vingt mille livres.

SiRiAT, ex-prêtre, ci-devant officier municipal et officier public, grand intrigant, faux patriote. Il a servi de chien courant à l'aristocratie, l'a servie avec ardeur. Il a manifesté publiquement le regret de n'avoir pas pris les armes contre la République. Il a voulu faire assassiner par trois employés de sa commune, le nommé Anthelme Jourdan, de Sellignieu. Tous les habitans de sa commune ont demandé sa déportation. Il est noté d'incivisme par au moins vingt dénonciations différentes. Il a lâché contre les vrais républicains trois cents exemplaires imprimés d'un libelle diffamatoire (i).

(i) Siriat publia contre Bonnet, l'un des rédacteurs de ces notes, deux écrits intitulés :

I» Dénonciation et précis d'une partie de la vie politique et publique de Bonnet, etc., Paris, 8 p. in-8. — Ph. L. D.

2° Réponse de Siriat aux calomnies et aux sottises de Bonnet, etc. Belley, Kindelcm, 1793, 4 p. in-4''. — Ph. L. D.

Ce dernier factum a déjà été cité ch. v de la XIV* Epoque.

Macey, commissaire des guerres, a été un des principaux acteurs de la Société dite de la Liberté. Il a été sous-officier dans le régiment du ci-devant Roi. Il a recelé chez lui le fils Roux, sujet à la réquisition de la levée en masse. Il a injurié, le 7 nivôse, chez la Genin à Belley les vrais Sans-Culottes, en les traitant de scélérats et de brigands, et a voulu, le même soir, assassiner Carrier, membre de ladite société. Il n'a jamais paru que l'ami faux des patriotes.

RivAiL Jean-Baptiste., ci-devant homme de loi, ayant fixé son domicile à Belley pour y augmenter le nombre des plumassiers.il y a été nommé officier de la garde nationale, puis receveur de ce corps ; il dilapida les fonds qui lui furent confiés ; il injuria tous les créanciers de l'état-major. Nommé ensuite procureur de la commune par le parti aristocrate, il fut dénoncé pour avoir facilité l'agiotage de Lyon en Savoie. Il a épousé la fille d'un des principaux chefs du fédéralisme du département de l'Ain, du citoyen Duhamel ; ils plaidoient ensemble la cause des émigrés à Bourg. Il a été nommé juge militaire. Il vint, il y a quelque temps à Belley, à la Société des Sans-Culottes où il joua le rôle de patriote pour lui escroquer un diplôme et un certificat de civisme. Il a été l'agent de Gouly et lui a fait de faux rapports contre les patriotes pour les faire incarcérer, notamment contre Torombert, de Belmont.

GuYONNET, ex-procureur, enrichi par la chicane, n'a pris aucune part à la Révolution. Il ne s'est pas montré l'ami des Sans-Culottes ; il passe même pour fanatique.

Vincent cadet, huissier égoïste, enrichi de la sueur des pauvres. Il n'a rien fait pour la révolution ; il l'a au contraire décriée. C'est un fanatique.

LoNGiN, huissier, aristocrate prononcé, grand propaga-

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