‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 4 sur 254 · VIII OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

VIII OBSERVATIONS

« l'on a fait sortir en l'accusant d'avoir fait des billets sur « lesquels il avoit mis son nom pour la présidence, ce qui « a été prouvé faux; mais le curé Delmar n'en a pas « moins été chassé. M. de Moniessuy n'a pu s'y représen- « ter non plus. Informé de ce qui se passoit, j'ai écrit de « l'Hôtel de province à M. le président de l'Assemblée « primaire des Jacobins que M. de Montessuy étoit in- « contestablement, aux termes des décrets, dans le cas de « voter dans son Assemblée; ma lettre a été lue, mais au- « cune réponse. J'ajoutai encore que si l'Assemblée avoit « quelques griefs contre M. de Montessuy, elle avoit le « droit d'en délibérer et qu'à la pluralité des voix, M. de « Montessuy devoit être admis ou rejeté. J'ai su depuis, « par M. Brangier, officier municipal, que ma lettre avoit « passé de mains en mains et étoit tombée dans les sien- « nés; il m'a paru d'avis que je n'en exigeasse pas la lec- « ture; j'y ai consenti et j'ai laissé l'affaire là. M. de Mon- « tessuy est reparti pour sa campagne et je ne me suis « absolument mêlé de rien dans aucune des trois Assem- « blées de notre ville; je me suis même abstenu de dece mander ce qui s'y étoit passé, mon devoir n'étant que « de recevoir les plaintes et d'écrire.

« Je ne puis donc vous instruire de rien autre chose si « n'est que les Assemblées durent encore aujourd'huy à « cinq heures du soir que je vous écris; ce qui vous « prouvera que les commissaires de ce département n'au- « roient pu hâter et rapprocher plus qu'ils n'ont fait la <s tenue des Assemblées. Lorsque nous fixâmes les jours « du 3 et du 12 may, M. Gémeau étoit ici avec moi; « nous consultâmes le temps nécessaire pour les impres- « sions qui ne vont pas vite, le tems nécessaire pour faire « et adresser 5oo et quelques paquets aux municipalités, (( les faire porter et nous assurer de leur réception ; nous

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