OBSERVATIONS. IX
« consultâmes MM. de la commission intermédiaire et « MxM. de la municipalité, auxquels ces termes parurent « être les plus rapprochés possible ; nous prévoyions bien « que les assemblées primaires seroient lentes et embar- « rassées dans leur marche par tous les intérêts parti- « culiers et les cabales qui viendroient les troubler, et « vous voyez qu'en effet celles de Bourg, où il y a plus « de lumières que dans tous les autres cantons, ne seront « finies que le 7, qu'il faut des extraits de procès-verbaux « en règle de ces assemblées, ce qui conduira proba- « blement la clôture de ce travail pour plusieurs cantons « au 8 et peut-être au 9, et que pour le pays de Gex et « une partie du Bugey les électeurs auront quinze et « vingt lieues à faire pour se rendre ici. Toutes ces rai- « sons nous font penser que, quand vous en serez ins- « truit, vous jugerez qu'il ne nous a pas été possible de « faire plus de diligence.
« Eh ! qui plus que moi doit désirer de hâter le mo- « ment de l'ordre, de la paix et de la liberté ? Croyez, « mon cher compatriote, que je vous parle en homme « d'honneur sincère et vrai. Je fais des vœux ardens pour « que la constitution se maintienne sur les grandes bases, « et c'est parce que je le désire que je suis alarmé de voir « enfreindre les décrets, faute d'une force qui les fasse « respecter. Vos municipalités, je suis obligé de vous le « dire, ne sont déjà plus rien dans l'opinion publique ; « elles devroient avoir bien plus de prépondérance que « les anciennes, et déjà elles en ont moins ; c'est à qui « leur désobéira ; le public voudroit détruire le lendemain « ce qu'il a édifié la veille, et je prévois, oui, je prévois « que vos départemens seront désobéis et vilipendés, peut- « être menacés trois jours après leur nomination. La (' réponse de tous ceux qu'on veut ramener au bon ordre