‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 2)Chapitre 53 sur 254 · Tome V · texte numérisé non relu

Tome V

bâtiment, une tour à pans coupés, qui servoit à contenir l'escalier de descente de la maison, et d'ôter la cloche qui avertissoit de l'heure des repas. Ils conservèrent un colombier carré.

9 ventôse an II, château de Thol^ près de Neuville-sur- Ain. Les habitans voisins écrivirent une lettre énergique, pour s'excuser de ne pouvoir démolir ce château ; ils dirent que ses murs avoient plus de cent pieds de haut, que cette démolition seroit très dangereuse pour eux, que ce bâtiment étoit abandonné depuis deux cents ans par les seigneurs, qu'en 1776 M. Brac-Laperrière, seigneur de Thol, avoit abergé l'enpeinte et les cours du château et ne s'étoit réservé que la place où étoient les murs. Ce château resta. Le véritable motif du refus étoit que le château, construit en pierres, ne pouvoit rien produire dans un pays de pierres, et que les matériaux, en tombant, auroient recouvert les propriétés des réclamans.

28 pluviôse an II, le château de Montplaisant, à Montagnat, étoit alors confisqué. Les officiers municipaux de Montagnat écrivirent au district de Bourg que l'on voloit les barreaux des fenêtres et autres fers ; ils dirent au district d'envoyer enlever ce qui restoit, attendu que bientôt tout seroit volé.

A Tossiat^ l'agent national fut arrêté comme trop mou et pas assez actif à démolir. Ce bourg avoit une enceinte et des tours ; on envoya de Bourg des commissaires pour faire sauter ces tours avec de la poudre, et activer le renversement.

i5 ventôse an II, le Conseil général de la commune de Bourg, sur le rapport du maire et de l'agent national, arrête que les démolitions du château de Bouvens seroient limitées aux tours et aux tourelles, et que les fossés seroient comblés.

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