CHAPITRE V
On employa cent jours à démolir les châteaux de Verjon et de la Verjonnière.
Le château de Mont-Simon^ commune de Vescours, fut démoli.
5 ventôse, démolition du château de la Gelière^ commune de Viriat, appartenant au citoyen Gravier.
On démolit les tours du château de Lyonnières^ appartenant aux Menthon.
Le château de Châteauvieux fut traité sévèrement ; on ordonna de raser jusqu'au rocher la grande tour et les tourelles. On commença le 1 5 ventôse ; les matériaux et décombres obstruèrent le chemin et embarrassèrent le cours d'eau du meunier au pied du château ; il s'en plaignit inutilement. Le temps manqua pour achever cette destruction.
On fit enlever les vitraux et les croisées de l'église de Neuville-sur- Ain ^ et on les remplaça par des croisées ordinaires. On fit aussi démolir une partie de la maison dite la Tour de Neuville^ appartenant au supplicié Marron-Meillonaz.
20 ventôse an II, le maire de Saint-Didier-d'Aussiat se plaignit au directeur du district de Bourg de ce qu'après avoir démoli le château des Belouses^ les ouvriers s'étoient révoltés, avoient défait les tas de matériaux qui étoient destinés à être mis en vente, entendoient s'en emparer, et avoient mis en fuite les officiers municipaux et le maire qui avoient voulu s'opposer à ce pillage.
1 1 pluviôse an II, dénonciation du comité de surveillance de Lent, contre le maire de la Tranclière, qui n'avoit pas voulu abattre une croix qui étoit dans sa commune, et qui avoit reproché aux habitans de Lent d'en avoir renversé une chez eux. Dénonciation contre le curé de Péronnaz qui prioit pour la conservation de la religion catholique et pour le pape.
Jh SEIZIEME EPOQUE.
21 prairial an II, on avoit démoli le château de la Motte ainsi que la tour de Valière qui de'jSendoit de ce château situé à Cuisiat (i). Les bois, lattes, pierres et briques de la tour furent vendus 3617 livres. Quant au château, les habitans le volèrent. L'agent national dressa un procès-verbal de ce vol, et déclara que les voleurs avoient enlevé les couverts, les bois des portes et fenêtres, les fers, etc., et qu'en démolissant les tours, les entrées des caves s'étoient bouchées, le puits comblé, les portes et boiseries brisées et dispersées.
A Dompierre, la tour dite de la Franchise fut démolie , elle appartenoit au domaine public ; elle avoit vingt-quatre pieds de haut, étoit entourée d'un fossé de trente pieds de large ; il y avoit trois trous dits canardières. Quoiqu'elle appartînt au gouvernement et ne fût destinée qu'à entreposer des récoltes, elle subit le sort commun.
7 germinal an II, dénonciation faite contre C, agent de Duport-Loriol, de ce qu'il avoit suspendu la démolition du château de Loriol^ et de ce qu'il y existoit des matelas qui n'avoient pas été mis à la disposition de la République.
4 ventôse an II, rapports de P. et autres experts constatant que la citoyenne Noblens avoit fait faire à sa maison à Noblens d'inutiles démolitions, que sa maison n'offrant aucune trace de fortification, n'étoit assujettie à aucune des mesures ordonnées. J'ai déjà remarqué que P. n'exagéroil pas ses pouvoirs dans ses rapports.
3o ventôse an II, lettre de l'agent national de Buellas, à celui du district de Bourg pour l'inviter à venir lever les scellés posés sur des chambres contenant des papiers dans le château de Lateyssonnière^ afin qu'on puisse achever de le démolir. En 1814 et i8i5, et même pendant les années
(i) Il appartenait à M. de Lucinge.