XII OBSERVATIONS
« mort certaine pour sauver une armée; s'il est permis « alors à un de ses subalternes de l'interroger, de pérorer « ou de lui désobéir, il n'y a plus d'armée. Je crois qu'une « loy simple suffit pour parer à tous les abus ; je vou- <' drois obéissance aveugle de la part du subalterne., et « toujours responsabilité personnelle et très sévère de la « part du chef. Pour vous prouver que je pense aujour- « d'huy comme je pensois il y a dix ans, et que j'osois « alors m'élever avec force contre les abus que MM. de « Vimpfen et de Noailles préconisoient, je vous envoie « deux feuilles arrachées de mon chapitre de la disci- « pline, en vous demandant de les parcourir pendant que « l'on vous coiffera ; car, tout en me laissant aller à vous « écrire, je songe à mon indiscrétion.
« Adieu, Monsieur et cher compatriote. Demain matin, « avant de fermer ma lettre, je vous manderai où en sont « nos assemblées primaires.
^ « Vendredy matin.
« J'appris hier soir par les députés de plusieurs can- « tons, que plusieurs assemblées primaires n'avoient pas « encore commencé la nomination de leurs électeurs, « s'arrêtant par des troubles et des débats; je viens de « répondre à plusieurs questions très misérables qui ne (c dévoient nullement arrêter. M. de la Falconnière, qui « est à Trévoux, me mande qu'il voit dans ses districts « les mêmes lenteurs. Nous ne renverrons pourtant pas « l'assemblée du 12, car cela deviendroit impossible, lors « même que quelques cantons n'auroient pas fini pour « cette époque, puisque la majorité se trouvera rendue à « Bourg; mais j'espère que tout sera fini. Les commisce saires ne peuvent répondre que quand ils sont ques- « tionnés, et la défiance que les papiers publics et quel- « ques lettres particulières ont inspirée contre nous fait