SUR LES PRECEDENTS VOLUMES
Pages 355 du t. I et vi du t. II. — Pyramide Joubert. Notre contradicteur a essayé de justifier ses singulières définitions de l'obélisque et de la pyramide. On trouvera notre réplique et autres spécimens de la légèreté de cet écrivain, p. 491 du présent volume.
Page 64 du t. II. — Suppression des Chapitres. Aux dix chapitres d'hommes, dont nous avons indiqué la suppression d'après le chanoine Cottin, il faut en ajouter un onzième, celui de Lagnieu , qui comprenait un doyen et huit chanoines, et qui fut fondé en 1476, par Claude de Montferrand (voir le Messager du Dimanche de Belley., année 1880, p. 790). L'un de ces chanoines, l'abbé RoUet, fut victime de la Révolution.
Page 286 du t. II. — La Marseillaise. Deux statues de Rouget de Lisle ont été inaugurées en 1882, l'une à Choisy-le-Roi, au mois de juillet, l'autre à Lons-le- Saunier, le 27 août. A cette occasion , le Salut public de Lyon (Numéro du 29 août 1882) a parlé des poésies de Rouget de Lisle, justement tombées dans l'oubli, et fait sur la Marseillaise les réflexions suivantes qui concordent avec les nôtres, sauf pour la musique :
YI OBSERVATJONS
« En somme, le seul chef-d'œuvre (?) avéré de Rouget « de Lisle, c'est la Marseillaise en six couplets. Le peuple « chante à peu près couramment le premier, mais il '( ignore profondément les cinq derniers, et il ne perd pas « beaucoup à cette sainte ignorance. Les paroles de cet « hymne national sont d'une sauvagerie imbécile et em- « phatique qui n'a aujourd'hui aucune application plausi- « ble. Quant à la musique, elle n'est pas l'œuvre de Rouget, « c'est un vieux pas redoublé bien connu avant la Révo- « lution (i). Une seule gloire reste incontestablement ac- « quise à Rouget de Lisle : celle d'avoir appris au peuple « à chanter faux. Ce n'est vraiment pas un titre suffisant « pour avoir des statues en bronze et en marbre, dissémi- « nées sur le soi français. «
Un autre journal a produit l'acte de baptême de cette célébrité. Il en résulte que son père, avocat en Parlement, se nommait Rouget tout court, et que l'homme aux statues naquit à Montaigu, le lo mai 1760, de sieur Claude- Ignace Rouget, avocat en Parlement, et de dame Jeanne- Madeleine Gaillande, et qu'il fut baptisé sous les noms de Claude-Joseph Rouget. L'appendice de Lisle fut pris par le père et le fils à la suite de l'héritage d'un petit domaine ainsi nommé, parce qu'il comprenait un vivier au milieu duquel se trouvait un ilôt.
Page II du t. III. — Le maire de Paris, Pétion di Villeneuve. Nous lisons dans un compte-rendu de ce troisième volume (Moniteur de l'Ain du 25 mars 1882) : « On
(1). Castil-Blazc et Fctis ont contesté à Rouget de Lisle l'air de la Marseillaise. Le premier a prétendu que c'était l'air d'un cantique allemand importé en France vers 1782. Le second, que c'était l'œuvre d( Julien l'aîné, dit Navoigillc. Mais Grétrj-, dans ses Mémoires (1797) affirme que la musique est de Rouget de Lisle.