‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 116 sur 291 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Officiers mimicipaux Albant^ serrurier.

Bon père, officier de santé.

Degrusse^ vitrier.

Gayet, marchand fripier.

Morel, horloger en fer.

Brocard aîné, menuisier.

Ducret, marchand.

Viton, serrurier.

Notables.

Sulpice, boulanger.

Vanier, fab. de corbeilles.

Louvenat, aubergiste.

Doyen^ fripier.

Nallet^ cabaretier.

Bonnet^ pâtissier.

Brevet, bourrelier.

Macey aîné.

Pâté, secrétaire général.

Gosselin, aubergiste.

Baux, aubergiste.

Budin, charpentier.

Lebrun, perruquier.

Lardet, chaudronnier.

Curnillon, taill. de pierres.

Bouveyron, cordonnier.

François, tailleur.

Liobard, charpentier.

Garcin, tailleur de pierres.

Arrêtons qu'à la diligence de l'agent national près le district de Bourg-Régénéré, l'administration et le directoire dudit district, la municipalité et le conseil de ceUe commune, ainsi qu'ils sont désignés ci-dessus, seront organisés dans les vingt-quatre heures, ce dont il justifiera dans le délai de trois jours, à peine de désobéissance : arrêtons en outre que le présent arrêté sera par lui adressé à toutes les communes du district, lu, publié et affiché partout où besoin est, ù la manière accoutumée.

Fait en commission à Bourg, lesdits jours et an que dessus (i).

Cet arrêté fut modifié, le jour même, par un second arrêté qui fit passer Albant à la mairie,

(0 Compte rendu de Gouly, i" édition, p. 72,

Blanq-Desisles au directoire du département et Reydellet au directoire du district. Gouly va justifier lui-même ces deux arrêtés (i) :

Je pris le parti, dit-il, à l'égard du premier, de laisser Desisles à la place de maire, dans l'intention de le juger d'après ses actions, lorsqu'elles me seroient bien connues. Je plaçai dans le comité de surveillance le procureur de la commune Convers, le même qui en arrivant m'avait peint le maire comme un scélérat ; je crus par là détruire la jalousie quidivisoit ces deux intrigans (2).

L'impression, dit-il, à l'égard du second arrêté, qu'avoit faite parmi les citoyens de la commune de Bourg la dénonciation circonstanciée contre Desisles (3), ne me permit pas de le laisser dans une place où il étoit sans cesse en contact avec le peuple ; mais comme les inculpations n'étoient pas encore prouvées, je ne voulus pas le réduire à l'inactivité ; je lui ôtai les fonctions de maire, et le plaçai au directoire du département jusqu'à mon retour à Bourg; puis je le fis appeler pour lui faire part de cette détermination ; je lui parlai avec fraternité ; je lui dis que plusieurs passages de son mémoire justificatif n'étoient pas clairs et que les moyens tortueux qu'il employoit me pardissoient contraster avec la franchise républicaine dont il se targuoit. Je lui observai qu'il ne s'étoit pas disculpé : 10 d'avoir souffert chez lui sa belle-sœur, quoiqu'il convînt lui-même qu'elle avoit été en correspondance avec l'émigré d'Ivoley; 2° d'avoir signé une pétition calomnieuse contre la montagne et la commune de Paris en juin, pétition qui tendoit à l'anéantissement de la Répu-

(i) Le second ne se trouve que sur le registre du directoire de l'Ain.

(2) Supplément au Compte rendu, i'" édition, p. 44.

(3) Peysson l'avait démasqué l'avant-veille à la société populaire.

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