‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 125 sur 291 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Goulyà Belley. Réconciliation éphémère des partis de cette ville; Goidy signale au Comité de salut public leur nouvelle division ; les nobles, les prêtres et les ex-prêtres non mariés sont à ses yeux les fauteurs des troubles ; il les fait arrêter. Mise en liberté de la citoyenne Manjot. Lois sùmttuaires sur les veaux^ les veyles et les agneaux. — Reprise de Toulon aux Anglais, le 2g frimaire ; La grande joie du pcre Duchesne le cadet (Dorfeuille) en prose et en vers cyniques ; fêtes célébrées à Belley et à Bourg. — Gouly affecte à la société des Sans-Culottes de Belley réglise des Bernardines et supprime la société des Amis de la Liberté, propriétaire de ladite église. — Sei^e arrestations à Montluel, — Gouly signe, le i'' nivôse ses Principes républicains et révolutionnaires qu'il fait répandre à profusion dans le département ; spécimen Je ces principes. — Arrêtés du /"■ nivôse ordonnant le renouvellement des municipalités rurales et l'arrestation du prêtre André Collet. Texte de deux arrêtés contre "Brillât-Savarin.

Gouly partit pour Belley le 27 frimaire an II 17 décembre 1793), sachant très bien que Tagitation de Bourg n'était pas calmée; mais il avait hâte de se rendre dans la ville épiscopale, dont la pacification lui était spécialement recommandée par la Convention.

Il coucha, le 27, à Mont-Ferme, c'est-à-dire à Siiint-Rambert ; car, le lendemain 28, il data de ce lieu un arrêté qu'il rendit en faveur du citoyen Monnet^ marchand de bois à Lyon, Cet arrêté

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2l8 QUATORZIÈME ÉPOQUE.

levait le séquestre mis sur des moules de bois qu'il avait à Druillat, et que les officiers municipaux voulaient lui confisquer en le traitant de rebelle.

Dans la soirée du 28, Gouly arriva au terme de son voyage, puisque ce soir- là il data de Belley un ordre que nous ferons connaître tout à rheure.

Nous avons expliqué, ch. m et iv de TÉpoque précédente, que les passions politiques avaient profondément divisé les libéraux et les ultra-patriotes de Belley -, nous avons dit que Brillat- Saparin^ désespérant de ramener la concorde entre ses concitoyens, avait pris la fuite peu après sa réintégration à la mairie (27 brumaire). L'arrivée de Gouly à Bourg avait-elle effrayé les Sans-Culottes et s'étaient-ils soudain amadoués ? Ou furent-ils mus par un autre motif? Toujours est-il que, le 25 frimaire, ils assistèrent à une séance publique de la commune et que leur président Barqiiet donna l'accolade au premier officier municipal. Ce fut un Sans-Culotte, le boulanger Favier^ qui provoqua cette réconciliation en disant :

Citoyens, depuis trop longtemps la division règne parmi les habitans de cette commune ; empressons-nous de faire cesser au plus tôt une dissension funeste à la chose publique, et qui fait le triomphe des ennemis de la Patrie. J'in-

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