‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 147 sur 291 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Pierrette-Françoise Seyssel, âgée de 56 ans, et Charlotte-Honoré Seyssel^ âgée de 48 ans ;

Surveiller comme suspects les citoyens Louis Genet^ procureur, — Miignery, notaire, — Nonvellet^ — Lescalier, — Mandelot, ci-devant secrétaire-général du Valromey, — Nivière^ cidevant maire de Lyon, « fort riche, disparu depuis rentrée des troupes de la République à Commune- Affranchie (i). »

Le 8 nivôse, Gouly élargit le citoyen Gaspai'd Cordon, qui s'était toujours montré Tami du peuple, ordonna l'arrestation du citoyen Lescalier, ex-administrateur, et prit un arrêté quelque peu draconien contre la garnison du fort de Pierre- Châtel.

Assuré par lui-même qu'il n'existait dans ce fort ni discipline ni subordination, qu'il s'y trouvait neuf femmes « lorsqu'il devoit à peine en rester trois, » que les officiers allaient à la chasse et nourissaient un grand nombre de chiens, qu'il y avait dc.ns la garnison huit soldats piémontais et un officier napolitain, — il destitua le commandant G'^umet de Montpie et le capitaine Lacîergerie^ fit traduire ce dernier devant la commission milita re et saisir son argent et ses assignats, remplaça

fi) Compte rendu ie Gouly, 3' éd.. p. 117 à 122.

TouE IV. ,5

M. Grumet de Montpie par le citoyen Anthelme Armand, ancien militaire, fit désarmer et conduire à Grenoble, pour y être détenus, les huit Piémontais etle Napolitain, et enfin confisqua, au profit de la République, les chevaux des officiers (i).

Le 9 nivôse, avant de partir pour Seyssel, Gouly, en considération du grand âge et de la misère du citoyen Bienassis (l'un des ex-nobles mis en liberté le 6), décida que « par forme de secours provisoire, » et jusqu'à nouvel ordre, il lui serait payé (c par le receveur du district de Belley, une somme de 3oo livres (2). »

Quand on pense au dénuement et à toutes les afflictions dont la Terreur accabla les hommes habitués à Taisance et à la vie de famille, on comprend les violences qui furent exercées contre les sectaires de cet affreux régime, lorsque vint le moment de la revanche.

Après le départ de Gouly, le nouvel agent du district de Belley, Baron-Challier, fit arrêter M. de Seyssel-Cressieu, qui n'avait pas payé sa taxe révolutionnaire de 8,000 livres, et deux curés, qui réveillaient « le fanatisme. » Voici ce que nous lisons dans son mémoire manuscrit du 8 thermidor :

(1) Compte rendu de Gouly. 3' éd., p. 124. '

{2) Idem, p. 127.

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