‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 150 sur 291 · CHAPITRE VI. 2D · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. 2D

ses infirmités, le citoyen Diiparc Passerai demeurera en arrestation chez lui avec un garde à ses frais. »

2°. — Un autre arrêté du 9, presque aussi laconique : « Le Représentant du peuple près le département de TAin, arrête — que le citoyen Pierre Roux remplacera le commandant de la garde nationale de Belley, Etienne Mollat, officier municipal ; que Narcisse Beaucajiip, perruquier, remplacera le citoyen François Planet^ sous-commandant; et Dupont^ perruquier, Joseph-Marie Novell adjudant. »

3°. — Un arrêté du 10, qui met en liberté le citoyen Moîitamer, octogénaire, à la condition de faire prononcer son divorce ; en voici le texte :

Le Représentant du peuple près le département de l'Ain,

Vu la pétition du citoyen Montanier, père, presque octogénaire, — le procès-verbal du comité de surveillance de Seyssel, d'où il résulte qu'Anthelme Montanier n'a été séduit que par une femme, qui a même émigré contre sa volonté, et avec laquelle il se proposoit de divorcer ;

Considérant que ledit Montanier est un homme foible '(il est permis de l'être à quatre-vingts ans), et, après avoir pris l'avis du comité de surveillance et de la Société populaire, qu'il n'a rien fait contre la Révolution, arrête :

Que ledit Montanier sera mis en liberté en, par lui, faisait prononcer son divorce dans le délai prescrit parla lo:.

4°. — Un autre arrêté du lo, prescrivant au district de Nàntua de fournir à Seyssel yS quintaux de grains, froment, seigle et orge par tiers.

5°. — Un troisième arrêté du lo, qui rend la liberté aux citoyens Anthelme Passerai, Philippe- François et Joseph Seyssel Sothonod.

(5°. — Un quatrième arrêté du lo, portant épuration des autorités constituées de la commune de SeysseL

Le commissaire de la Convention se remit en route le 1 1 nivôse et arriva l'après-midi à Collonges oii il s'arrêta jusqu'au lendemain. Dans une lettre datée de Gex, 12 nivôse, et adressée au Comité de salut public, il donna les détails suivants sur son passage dans la première bourgade transjurassienne :

Citoyens Collègues,

Collonges, district de Gex, chef-lieu de canton, est une commune gangrenée de fanatisme et d'égoïsme. J'y arrivai hier au soir à quatre heures, et après m'être fait rendre compte de la disposition des esprits et de la conduite des fonctionnaires publics, ainsi que de celle de la Socie'té populaire, j'ai tout renouvelé ; malgré mes précautions, le choix n'est pas trop bon en aucun genre, car il est impossible d'en faire un bon dans cette commune, sept à huit citoyens exceptés.

En passant au fort V Écluse^ j'ai trouvé la garnison manquant de tout. Je viens de requérir ici révolutionnai-

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