CHAPITRE II
12 octobre (vieux style); vous faites, au milieu de la nuit notifier au capitaine de la gendarmerie sa destitution, on le met à l'instant en état d'arrestation, et le lendemain on le traduit au fort de Pierre-Châtel (i).
Nous verrons au ch. vi comment le triomphe de ces coquins fut interrompu.
Le 1 2 octobre encore, le nouveau Directoire de TAin prescrit les mesures et les réquisitions nécessaires en fer, bois et en ouvriers pour une fabrication de piques demandées par le ministère de la guerre. L'arrêté porte qu'il y a « pénurie d'armes pour armer les citoyens français appelés à la défense de la patrie, que les circonstances commandent impérieusement Temploide toutes les masures pour s'en procurer dans tous les genres, qu'une fabrication de piques devient très urgente, que l'on doit mettre tout en usage pour s'en procurer le plus grand nombre possible (2). »
Le 14 octobre, le Directoire du district de Bourg prend une décision rigoureuse à l'égard d'un prêtre malade. Ce prêtre, nommé Pivet, cidevant curé de Meximieux, sujet à la déportation pour avoir rétracté son serment, avait été frappé
(,\) La Vérité en réponse aux inculpations hasardées contre les officiers tuniàpaux de Belley. dans un mémoire présenté par le citoyen Bonnet m zomité de sûreté générale. Belley, 1793, 12 p. in-4». — Ph. L.D. {2) Arrêté du Directoire du département de l'Ain, relatif à une/abrieation de piques. Du 12 octobre ijgS.Tan second de la Républiqué^fran' çaùe, une et indivisible. Bourg, 4 p, in-4*. — Ph. L.D.