Tome IV
de paralysie, en revenant de Montluel, où il avait "appris son remplacement. Réfugié à Courmangoux, on ne le perdait pas de vue. Dès que le district le sait en état de supporter la voiture, il ordonne à la municipalité de le faire conduire dans le délai de trois jours, à « la maison nationale des cy-devant capucins » de Bourg (i).
Le i5 octobre, le Comité de surveillance de Belley commence son oeuvre de délation et de persécution, en signalant la présence d'un étranger « portant mal son bois, échappé de Lyon, » et en requérant le major de la garde nationale de se porter aux avenues de la ville avec quelques hommes, tandis que d'autres surveilleront l'intérieur. Cette première délibération est signée : Torombert^ Michel, Dupont^ Chàrvin, Chabert, Palmier^ Charcot et Récamier (2).
Le même jour, « mandat d'arrêt lancé à Châlonsur -Saône par Dubois-Crancé et Gauthier, représentants, contre Reux, architecte à Bourg et adjudant-général des contre-révolutionnaires de Lyon, » (Manuscrit de M. de la Teyssonnière.) Ce Reux est l'auteur de l'eau-forte reproduite en tête de notre premier volume ; une note lui est aussi consacrée p. 3 10 du même volume. Il eut le bon-
(i) Registre du Directoire du district de Bourg. — Archives de l'Aim. (2) Registre du comité de surveillance de Belley. 52 feuillets de papier cloche. — C" D.