‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 176 sur 291 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

idopter l'arrêté liberticide du département de l'Ain pour 'envoi des suppléans à Bourges. Dès que je serai de •etour à Bourg, je ferai arrêter les plus coupables de cette issemblée départementale, afin de leur faire faire un îetit voyage au même tribunal. Je ne l'ai pu en passant ians cette commune, où je n'ai resté que trois fois vingtjuatre heures. Tout étoit dans le plus grand désordre, îour ne pas dire en insurrection ; état de choses qui se rouve avoir été l'ouvrage de ces ambitieux que j'ai desti- ;ués hier et fait mettre en arrestation à Bourg, jusqu'à ce jue leur conduite depuis 1789 ait été scrupuleusement examinée. Je désirerois, citoyens collègues, que vous me donnassiez connoissance de divers renseignemens qui ous ont été transmis sur les fédéralistes de ce départenent, et que vous me disiez si vous approuvez ma narche (i).

Gouly n'osa pas mettre en prison les Genevois lu pays de Gex ; il se contenta de les expulser du listrict ; voici la liste et la lettre qu'il envoya le nême jour au Comité de salutjpublic.

iste des citoyens plus que suspects à renvoyer dans

leur pays^ n'étant point nés sur le sol français.

)e Candolle., de Fernex. Fabry.

)eoim, de Chalex. Vanny.

ralatin^ de Verny. Saladin^ de Veuzeron (2).

.es héritiers Pellissari. Pictet.

lartin Sales et Sarrasin, De Bu dé.

de Saconnes. Boissy.

{\) Compte-rendu de Gouly, 3" éd., p. 41.

(2) Un arrêté ultérieur de Gouly (23 nivôse) l'autorise à rester dans son imicile, sous la surveillance du Comité révolutionnaire de Colles, p. 211.

3o8 QUATORZIÈME ÉPOQUE.

La veuve Sales. Chapeaurouge, d. Prévessin

Pamchaud. Michelly.

Pellegrin, de Pregny. Leèrwn, de Versoix-Ia- Ville.

Fernex, le i8 nivôse, an II de la République française, une, indivisible et démocratique.

Citoyens Collègues, Après avoir fait arrêter dans ce district tous ceux qui m'ont été démontrés suspects, il me reste à vous consulter sur le parti à prendre relativement aux Genevois qui résident en France, et qui y ont de grandes possessions. Ceux portés en l'état ci-dessus sont tous contre-révolutionnaires enragés ; ils narguent le peu de patriotes que renferme ce pays, favorisent les émigrations par des passeports supposés, et soutiennent les contrebandiers pour , affamer le district de Gex. J'ai cru devoir leur enjoindre de quitter le territoire de la République sous huit jours et de se retirer chacun chez eux. Faites-moi parvenir le plutôt possible votre avis sur cette mesure. Elle est nécessaire ; mais ne nuit-elle pas aux vues et aux opérations diplomatiques du Comité de salut public, relativement à la Confédération helvétique ? Voici la question ; c'est à vous, citoyens collègues, à la résoudre. J'attends prompte réponse (i).

Par un autre arrêté du i8 nivôse, Gouly renouvela les autorités de Ferney et reconstitua la société'^ populaire. La bourgeoisie fut complètement exclue des fonctions publiques : un charron J^an^Gî^andperret^ fut maire; un sellier, Michel Plessis^ agent national, et un aubergiste, PerrichonWmé^ juge

(i) Compte-rendu de Gouly, 3' éd., p. 39.

Page 1