‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 23 sur 291 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

trente-cinq fenêtres. Les personnes qui blâment cette disposition et qui veulent trouver aux façades un air de caserne^ sont bien loin de montrer du jugement, attendu que les façades ne doivent pas être regardées comme un palais^ qu'il ne faut y voir qu'une suite de maisons particulières^dont la construction a été soumise à un plan unique^ et que, dans cette construction, il s'agissait de ne pas sacrifier l'intérêt des propriétaires aux exigences de l'art et du style monumental (i). »

Ce fut sans doute pour féliciter la Convention de la guerre faite aux Lyonnais et de la destruction de leur ville que le nouveau Directoire de l'Ain lui envoya, le 20 octobre, l'adresse suivante:

Citoyens représentants,

Intrépides défenseurs des droits de l'homme, colonnes inébranlables de la liberté, encore quelques efforts, et la patrie est sauvée. Restez à votre poste, c'est le vœu du peuple, c'est votre devoir. Vous ne serez quittes envers la République que lorsque vous aurez forcé tous ses ennems à reconnoître son indépendance.

Les demi-mesures ont mis la chose publique en danger; vous l'avez senti, et vous avez pris des mesures entières. Vous les suivrez avec courage ; la liberté en sera le prix. Bientôt les Français ne feront qu'une famille ; les grands principes seront goûtés de tous les cœurs. L'âme pusillanime, entraînée malgré elle, sentira que les vertus

U) Lyon ancien et moderne, t. ii, p. 48.

Page 1