‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 232 sur 291 · Tome IV · texte numérisé non relu

Tome IV

tère de prêtre et de toutes les fonctions relatives ; mais me trouvant détenu^ je ne l'ai pas fait^ pour n'avoir pas l'air d'y avoir été contraint^ et je suis prêt à le faire publiquement à la prochaine décade . — Tonnerre de D..., je dis, moi, je ne m'y attendois pas : voilà un prêtre raisonnable, courage, mon b , courage; vive la République et

la raison 1

Aussitôt dit, voilà un autre b qui se de'tache des

autres, qui fait son abjuration dans les mêmes termes, et qui demande à servir dans les dragons. Même cérémonie, je félicite le b.,.., et je lui dis : A demain, nous te verrons au temple de la Raison, et le peuple te jugera.

Un instant après, ce fut bien une autre farce. Voilà-t-il

pas tous mes jean-f de calottins qui se décident à la

fois, voilà toute la s bande noire qui veut en faire

autant. « Père Duchesne, je veux abjurer. — Père Duchesne, j'étoisun f.... menteur; mais je reconnois mes fautes. — Père Duchesne, j'ai parlé contre la Révolution ; mais faites-moi sortir, et vous verrez de quel bois je me chauffe. — Père Duchesne, rendez-moi la liberté et ma petite nièce, et je me ferai recevoir au club. » — Messieurs, bride en main, halte-là! vous êtes bien ici. Vous n'êtes plus dangereux. Nous n'avons pas envie d'envoyer es loups parmi les brebis. Vous resterez ensemble, vous ne risquez rien, vous ne vous gâterez pas. Bon soir.

Nous allions sortir. Je vois dans un coin trois grands lurons qui me regardent avec assurance, et qui ne disent mot.

Eh bien 1 je dis, vous autres, qu'est-ce que vous faites ici? Vous ne demandez donc pas à sortir? — Que voulezvous, père Duchesne, il y a bonne justice, nous ne sommes pas en peine. Nous savons bien que nous retournerons tôt ou tard à notre charrue^ mais le Représentant du peuple ne

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