‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 239 sur 291 · CHAPITRE V. 41 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 41 I

l'Ardéche marchant contre les rebelles de Commune- Affranchie.

Septembre ijg3. — Deux cents lits dressés par les Sans-Culottes à l'ambulance pour les blesse's de l'armée républicaine.

Frimaire an II. — Les Sans-Culottes parcourent les campagnes pour engager les habitants à détruire les signes intérieurs et extérieurs du fanatisme, et à faire des dons aux défenseurs de la patrie.

Nivôse an II. — Dépôt de 24,000 livres dans la caisse du district. Equipement de trois cavaliers jacobins et d'un gendarme national. Envoi de 74 marcs d'argenterie à la monnoie de Commune-Affranchie. 'i5o chemises, 1,200 livres en assignats, 12 marcs d'argenterie, 3 fusils, 12 gibernes, etc. Envoi de commissaires dans les campagnes pour y prêcher les principes de la morale et de la raison. Pain distribué aux pauvres pour 612 livres. Célébration par enthousiasme d'une fête à l'occasion de la reprise de Toulon, avant la nouvelle officielle.

Pluviôse an IL — Célébration de la fête de la Raison, à laquelle sont invités des députés des départements voisins.

Nous passons sous silence tous les traits de patriotisme qve les Sans-Culottes de Montluel ont encore donnés depuis que le représentant Albitte a été envoyé dans notre département; mais l'énergie que ce républicain a déployée pour faire triompher la raison et terrasser les ennemis de la chose publique, nous fait un devoir de vous instruire qu'il n'a pas peu contribuée affermir leur marche dans toutes les circonstances,

IParra, Président des Sans- Culottes ; Croizier et HuGOT, secrétaires (i).

(i) Les Sans-Culottes de la commune de Montluel à la Convention tionale, Commune-Affranchie, Destefànis, 4 p. 10-4». — Ph. L.D.

Ces généreux Sans-Culottes n'oublient qu'une chose, c'est de nous dire avec quel argent ils faisaient leurs largesses ; n'était-ce pas avec les taxes révolutionnaires sur les riches ou avec les revenus des biens séquestrés ?

Nous avons produit, page 247 du tome II, une lettre d'un habitant de Montluel, relative à un abus commis par les administrateurs de l'Ain : quelques-uns de ces messieurs, on s'en souvient, avaient établi leurs pénates dans l'hôtel du département. M. Gauthier des Orcières, alors procureur-général-syndic, donna-t-il un coup de balai ? Nous pouvons supposer qu'il n'en prit pas la peine ; car l'abus subsistait encore le 1 1 pluviôse an II, comme l'indique la délibération suivante dudit jour :

Le Directoire, considérant que tout ce qui peut tendre à l'intérêt de la République ne doit point échapper à la surveillance des administrateurs, et qu'il est important de détruire sur-le-champ les abus qui sont à leur connoissance, arrête qu'à l'avenir aucun administrateur ne couchera dans les appartements de l'administration, et que les administrateurs, qui se sont approprié des bureaux particuliers, demeurent tenus dès ce moment de les quitter ou du moins d'appeler auprès d'eux leurs commis pour travailler ensemble, afin d'éviter la dépense d'un second feu (1).

(i) Registre du Directoire de l'Ain, ii pluviôse an II.

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