‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 245 sur 291 · Tome IV · texte numérisé non relu

Tome IV

« présenter l'apparence de quelque danger pour la liberti

« publique ; si elle n'a point entendu proscrire celles qu

« ne sont manifestement susceptibles que de servir d'asyL

« à des citoyens paisibles et amis des loix, de logement i

« des cultivateurs ou à l'emmagasinement de leurs récol

0 tes en tout genre, alors il n'en est peut-être aucuuf

« dans le de'partement qui doive plus que la mienne êtn

« exceptée de cette proscription.

« Située au pied d'une montagne couverte de vignes

« attenante à un très gros village, environnée de chemins

« sa position est telle que toutes les ressources de l'art mi

« litaire ne réussiroient certainement pas à la rendre sus-

« ceptible d'être défendue pendant quatre heures contn

« une force de cent hommes armés de haches et d(

a bâtons.

« Presque continuellement inhabitée par les propriétai « res depuis sa construction, elle étoit consacrée depui. « plus de trente ans à une manufacture de faïence gros-; (' siére. Les circonstances m'ont forcé d'en suspendn « l'exercice, en me privant des bois nécessaires à sa con « sommation ; la destruction ordonnée anéantira pou « jamais cet établissement.

« Les appartemens, tous sans portes, sans fenêtres e « presque sans planchers, ne laissent de ressemblance « cette construction avec celles désignées dans le préara « bule de ton arrêté que par la noirceur de ses muraille; « par leur vétusté, leur massive pesanteur et leur incohè (i rente réunion.

« Le citoyen Rollet-Marat, agent national du district « s'y est récemment transporté; il peut t'en parler ave « connoissance de cause ; il peut te dire si la liberté pi « blique doit dans aucun cas appréhender sa force, et !

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