CHAPITRE II
Blanq-Desisles fit connaître que le Conseil général de la commune de Bourg de concert avec le Comité de surveillance de la Société populaire, avait ordonné l'arrestation des citoyens ci-après « pour raison de leur incivisme reconnu : »
i". — Boiset, avoué, transféré à Pierre-Châtel, pour avoir tenu depuis 1 789 une conduite contre-révolutionnaire par ses discours et ses écrits, n'avoir pas assisté aux assemblées primaires, ayant refusé de payer les charges locales et nationales et avoir été fédéraliste.
2". — Renaud-le-Riche, pour cause de fédéralisme et d'aristocratie depuis 1789. Il est transféré à Pierre-Châtel.
3°. — Treysette^ officier de gendarmerie, pour avoir été constamment opposé à la Révolution et, à l'époque des événements du 3 1 may, s'être ouvertement déclaré l'ennemi de la Convention et des représentants commissaires. Il a été garde de Capet dans la gendarmerie. Il est transféré à Pierre-Châtel.
4°. — Loubat-Bohan^ ex-noble, employé aux armées et qui s'en est retiré à l'époque de la Révolution et qui a constamment tenu une conduite sourde et clandestine. -rre-Chàtel.
— Loiip^ prêtre, à Pierre-Châtel, fédéraliste marqué qui a voyagé à Lyon pour la coalition.
()». — Boulbe fils, à Pierre-Châtel, soupçonné d'avoir en- igré dans le principe de la Révolution, fédéraliste outré, l'un des héros du Jura, invectivant les patriotes et les désignant au peuple pour victimes.
•/o. — Meillonas, ex-noble, à Pierre-Châtel, qui a été à Ne ncy l'un des agents de Bouille ; depuis ce temps a quitté le service et a mené une conduite sourde et tortueuse.
8°. — Chassât cadet, ex-noble, à Pierre-Châtel, qui t paru favoriser les fédéralistes et qui s'est toujours tenu l l'écart depuis la Révolution.
9°. — D'Oraison, ex-général, destitué, caressé par le; Lyonnais et ne soupirant que pour la réussite du fédéralisme ; à Pierre-Châtel.
10°. — Tricaud-Serepn , ex-noble, à Pierre-Châtel retiré du service depuis la Révolution, fédéraliste reconni et coalisé ouvertement.
II". — Varenne de Fenille, ex-noble et financier; i n'a jamais assisté aux assemblées, et a dédaigné la Révolution jusqu'au moment où il a servi le fédéralisme ; il es' à Pierre-Châtel.
120. — La femme Charei^iat, ex-noble, sœur d'émigré soupçonnée à juste titre d'avoir favorisé la correspondanct avec les émigrés ; réceptacle des fédéralistes ; elle est auî Saintes Claires.
r3o. — O'Connel, irlandais, arrêté en vertu de la loi aux Saintes Claires.
14°. — Curnillon, ex-procureur de Lyon; homme dan gereux, patriote et aristocrate tour à tour, ivrogne e calomniateur, et bas valet des fédéralistes ; à Pierre- Châtel.
i5". — Janmef fils, aux Saintes Claires; homme désœu vré, ennemi déclaré de la Révolution dès son principe héros du Jura, et par-dessus tout muscadin insolent.
16". — Perruquet cadet, ex-noble, qui a correspondi avec les émigrés et chez qui on a trouvé des dépôts d'argent; aux Saintes Claires.
17*. — Boulouvard, d'Arles, département des Bouches du-Rhône; avait suivi un faux adjudant-général et a été absous pour cette action, mais a été incarcéré de nouveai