CHAPITRE VII
jéjour de Mi'"^ Vuillemenot ; il appose la fatale signature à 'acte civil, n'ayant pour te'moins que des amis et des jarents mis dans la confidence. Les deux gendarmes le •emènent à Bourg. L'extrait de l'acte est produit : c'en est jssez ; contente d'avoir causé une souillure de plus, la •e'volution s'en tient là pour lui : M. Mermet est rendu à a liberté. Mais non! disons simplement qu'il sort de pri- ;on, car sous notre règne de la liberté, quel honnête :itoyen a pu se croire libre ? Il part donc, il fuit, il va se :acher avec le trait eippoisonné dont il est atteint.
Le souvenir de cette épreuve est partout retracé dans es notes secrètes. Voyez surtout avec quelle énergie s'exrime sa douleur dans l'allégorie suivante : « Je suis poursuivi par des brigands, je me sauve, et, pour me dérober à leurs coups, je me précipite dans la première maison dont je vois la porte ouverte. Cet asile est suspect ; aussi dès que les brigands se sont retirés, j'en sors. Je demande quel mal j'ai fait ? Quelqu'un pourrait-il me dire : Vous ne deviez pas entrer là? J'en conviens, oui, cette maison était suspecte ; mais il n'y avait que celle-là qui fût ouverte à mon salut. »
Avant de gagner le désert du Jura, M. Mermet et sa nère retournèrent à Chevignat exprimer leur reconnaisanee à leurs bienfaiteurs, et ne séjournèrent que cinq emaines dans un village voisin. Pendant ce temps-là, \\u Vuillemenot ne sortit pas du toit paternel, et nul ne e clouta de ce qui s'était passé. M. Mermet était de retour u pays natal depuis plus de six mois, lorsque le divorce lit sollicité et prononcé, comme on en était convenu .'a\ance, en vertu de l'art, i*' du décret du 4 floréal n II, contenant des dispositions additionnelles à la loi du o septembre 1792, et sous prétexte que, depuis six mois, B nari n'avait point reparu au domicile commun. Cet