CHAPITRE VIII
la fois devant le peuple assemblé. Cette abjuration a proluit tout l'effet désirable. Les clochers tombent; les clohes descendent ; le peuple ouvre les yeux, et les fripon? e cachent. Je partirai incessamment pour le Mont-Blanc, t j'espère obtenir les mêmes résultats, en marchant ['après les mêmes principes.... (i).
Dans la nuit du 23 au 24 pluviôse an II, le louveau Néron tient avec ses acolytes un sinistre onseil, dans lequel est décidé le sacrifice de cin- [uante détenus. Ce point arrêté, ils établissent la iste des dix-huit qui seront traduits les premiers levant le tribunal révolutionnaire de Lyon.
Sans pitié comme sans justice, dit un mémoire, ils calaient froidement le nombre des victimes à envoyer à échafaud; il ne s'élève de débats que sur le nombre et le îoix de ceux qui partiront les premiers, attendu la ra- ;té des voitures pour les transporter à Communefifranchie. Enfin la liste de proscription est faite; quelues-uns sont rayés pour en substituer d'autres, et l'instant uel et fatal approche, où la haine, la vengeance et la rannie vont se servir de l'arme sacrée de la loi pour se tisfaire. Déjà la mort de plus de cinquante citoyens est Ttaine (2).
Des renseignements plus précis sur la formaon de la liste ont été recueillis par M. de Latej'smnière. Voici la note que nous trouvons dans )n manuscrit :
1) J. Rép. de Rh. et L., n° 19. — C'» D.
2) Tableau analytique des manœuvres et des crimes des principaux rig\ns de la commune de Bourg, déjà cité. p. 22.