CHAPITRE II
sible :;i). )) Le Comité n'ose braver toute une commune et abandonne sa proie.
Personne, en effet, n'était plus résigné que le comte Douglas aux sacrifices qu'exigeait la Révolution. Deux jours après, le 28 octobre, il fait remettre à la commune plus de cinquante terriers pouf être brûlés conformément à la loi du 17 juillet précédent. L'inventaire de ces titres est sur le registre municipal-, et, à la date du 17 novembre, on lit :
Ce jourd'huy, dix-sept novembre, mil sept cent quatre- V ngt-treize, l'an deux de la République française une et indivisible,
Nous, membres du Conseil général de la commune de Montréal, assemblés en la maison commune dudit lieu à ti-ois heures de relevée, jour du terme fixé pour faire l'incendie des titres et papiers qui ont été déposés au greffe dicelle aux termes de la loi du 17 juillet dernier; et au moment du transport desdits papiers est comparu le citoyen Louis Archambaud-Douglas, qui a remis en outre tous les différents titres et papiers qu'il avait en son pouvoir et qu'il a recouvrés depuis son premier dépôt, et de suite ont tous été transportés sur la place publique oîi ils ont été brûlés conformément à la loi. lit au susdit lieu les jour et an que dessus et avons
--.é : Beysson^ maire, Robin^ Burdeyron^ Pel, Mûrier, }Ijcon, procureur, Robin, secrétaire (2).
(i) Délibération du Conseil général de la commune de Montréal. Copie a jthentique. — C" D.
(2) Copie authentique. — C" D.