CHAPITRE VIII
Jean-Baptiste Bona dit Perrex, 40 ans, noble, de Comlu ne-Affranchie, y demeurant.
Claude-Nicolas Perruqiiet le jeune, 67 ans, noble, chealier, de Thoirette (Jura).
Antoine-Bernard-Constant Marron dit Meillonas, 41 ns, major au le"" re'giment de dragons.
Claude Loup^ 32 ans, prêtre, instituteur au collège de Jourg.
(Suivent deux condamne's lyonnais.)
Toutes les proprie'tés des sus-nommés sont confisquées u profit de la République, conformément à la loi.
En conséquence, la Commission Révolutionnaire charge i commandant de la place de Commune-Affranchie de lire mettre à exécution le présent jugement, lequel sera nprimé et affiché partout où besoin sera.
Ainsi prononcé, d'après les opinions de Pierre-Mathieu 'arein, président, d'Antoine Lafaye aîné, de Pierre-Aimé Irunière, de Joseph Fernex et d'André Corchand, tous lembres de la Commission.
Fait à Commune-Affranchie, le vingt-six pluviôse, l'an îcond de la République française, une, indivisible et émocratique.
Nous avons suivi pour la nomenclature de nos uinze condamnés l'Histoire du peuple de Lyon, ar M. Alphonse Balleydier, et pour le texte une opie authentique du jugement délivrée à la famille *opulus. Le grand et lu.xueux in-folio intitulé Collection complète des jugements de la Commision révolutionnaire^ etc., par M. Melville Glover Lyon, 1869), a omis le nom de M. Vuy dans le
jugement du 26 pluviôse et cinq autres de nos compatriotes dans le jugement du 14 nivôse. On' regrette aussi de ne pas trouver dans cette collec-j tien la reproduction des affiches; sur ces affiches] rarissimes la désignation de chaque victime est suivie des motifs particuliers de condamnation. Nous possédons, et nous utiliserons dans l'appendice du dernier volume, un relevé de ces affiches pour la plupart des condamnés de PAin ; mais pour ceux du 26 pluviôse, il ferait, ici, double emploi avec les 34 notices envoyées par Albitte.
Revenons maintenant sur la place des Terreaux, au moment de Pexécution et empruntons une première anecdote au manuscrit déjà cité pages 847 et 481 :
La femme de l'un des six du premier convoi avoit trouvé le moyen d'entrer dans la prison qui étoit à l'Hôtel-de- Ville, en donnant chaque jour un écu de six livres au concierge ; il refusoit les assignats et les écus étoient rares en ce temps. Les dix-huit nouveaux venus furent enchantés de la voir en arrivant, et la prièrent de leur fair( apporter à manger le lendemain pour tous. C'étoit chos< difficile de trouver à Lyon un traiteur. Enfin elle arrive au perron de l'Hôtel-de-VilIe. Il faut dire que pourempêchei les parents des détenus de les visiter, on ne permettoi d'entrer qu'à midi qui étoit l'heure des exécutions ; la guil lotine étoit en permanence sur la place. Cette dame mor