‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 44 sur 291 · Tome IV · texte numérisé non relu

Tome IV

Tunanimité, que les citoyens Vacher, Gavard et Briandas se' transporteront à Ville- Affranchie auprès des représentants du peuple (i).

Tel est le fait qui compromit la société de Montluel aux yeux des frères et amis de Bourg et qui les détermina, le 5 novembre, à lui envoyer deux commissaires pour l'épurer. Trois jours après RoUet-Marat et Baron-Chalier allèrent secouer les citoyens de Montluel et, séance tenante, on épura le comité de surveillance et la société populaire.

A cette même date du 5 novembre, le directoire de PAin fut saisi d'une plainte formée par la municipalité de St-Etienne-du-Bois contre les fem-, mes Grosbos, Paccard et veuve Romans pour avoir enlevé, avec le concours de Charles Manillier, une vierge de bois, un Christ et des chandeliers qui ornaient la chapelle du Rosaire. Ces pieuses femmes voulaient sans doute les soustraire à la profanation du culte constitutionnel. Le directoire répondit à la municipalité que les inculpés devaient être poursuivis, à la diligence du procu-

(i) Registre de la Société populaire de Montluel, séance da 12' jour du 2» mois de l'an II de la République.

Cette société tint sa première séance, le 26 mai 1793, sous la présidence de Jean Fillion, dans la chapelle des ci-devant Pénitents; la deuxième, le 3 juillet suivant, au-dessus des Halles, chez le citoyen Grand; la troisième, le 7 octobre, à la fin du siège de Lyon, dans l'appartement du citoyen Gavard. Le 17 octobre, elle décida que le président porterait un bonnet pour marque distinctive. D'après son registre elle s'assembla régulièrement jusqu'au 6 floréal an II (25 avril 1794).

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