CHAPITRE IV
teur public de la commission de justice populaire. » Le même membre ajoute « que les indices ne donnent aucun motif frappant d'innocence ou de crime et qu'il convient d'après le serment prêté par la société, de défendre et protéger ses membres opprimés, de faire toutes les démarches nécessaires tant auprès des représentants du peuple qu'auprès de toutes autres autorités pour savoir les causes de cette arrestation. »
La discussion ouverte, « plusieurs membres ont rappelé successivement tous les services que le cit03^en Segaud avait rendus à la patrie et les disgrâces qu'il avoit essuyées avant la Révolution, du temps de Tempire du despotisme, jusqu'à être frappé d'une lettre de cachet pour avoir soutenu les droits du peuple, son activité à remplir ses fonctions dans l'administration du district, son zèle à prendre la défense des patriotes opprimés et eniîn son empressement à donner tant en général qu en particulier l'exemple du patriotisme et de la soumission aux lois, soit à l'époque de la Révolution du 29 mai, que les malveillants l'appeloient dans tous les lieux publics disciple et imitateur de Chalier^ soit enfin pendant la durée du siège de Ville-Affranchie. »
Entraînée par ces paroles et se souvenant de la prctection qu'elle doit « à tous les vrais Sans- Culottes, » l'assemblée entière se lève et décide à