‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 3)Chapitre 71 sur 291 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

prunt forcé par sa position de fortune, voulant « lier ses intérêts au sort et au succès de la Révolution, » souscrit à titre de prêt volontaire une somme de i,ooo livres qu'il acquittera dans la huitaine avec 14 ou i5 marcs d'argenterie et le surplus en monnaie de cours (i).

Toutes ces concessions valurent au comte Douglas une mention honorable au Bulletin de la Convention nationale^ supplément du i5 frimaire et le préservèrent de Téchafaud, mais il n'en fut pas moins incarcéré sous Albitte.

La pension de 2co Hvres fut accordée au gendarme Jean-Baptiste Robin par les représentants Richaud et Tellier, envoyés à Lyon et dans les départements voisins (2).

Deux commissaires du Comité de salut public, les cito3^ens Paquin et Bulay, avaient été délégués dans TAin et autres départements pour activer l'exécution du décret concernant la descente des cloches. Arrivés à Mâcon pendant le siège de Lyon, et ne pouvant opérer dans le Rhône qu'ils devaient honorer de leur première visite, ils se rabattirent sur notre département et se partagèrent la besogne.

Le 2 frimaire, le citoyen Paquin rendit compte au directoire de l'Ain du résultat de sa mission.

( ) Extrait authentique signé par le directoire de Nantua. — C" D. (;) xVrrctc autographe du i"- pluviôse an III (20 janv. 1795.) — C*» D.

« Voici, dit son rapport, le nombre des communes que le citoyen Paquin a visitées patriotiquement et dont il a délivré les oreilles d'un son qui n'a de vertu et d'agrément que pour les sots. » Et le rapport nomme 19 communes du district de Bourg auxquelles il a enlevé Sg cloches, et 3i communes du district de Montluel auxquelles il en a enlevé 69. La plupart des communes furent dépouillées d'une ou deux cloches. Celles qui en perdirent davantage sont les suivantes :

Marboz

Niévroz

Treffort

Miribel

Meillonnas

Meximieux

Coligny

Loyes et Villieu

Montluel

Chalamont

St-Maurice de Gourdan

Le rapport est annexé au registre du directoire de l'Ain. Nous verrons plus loin, Ch. V de la XV'^ Époque, comment se termina la campagne de ces commissaires.

Le même registre à la date du 3 frimaire, port trace d'une grosse querelle, qui aurait pu exerce la verve d'un nouveau Boileau.

La municipalité de Thoissey avait décidé, le 2 février 1793, qu'elle vendrait les bancs de l'église et les remplacerait par des chaises dont l'usage serait payé à raison de 3 deniers par messe

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