CHAPITRE VII
Convention. — Les municipalités et les comités de surveillance sont chargés de l'application des lois, sauf à rendre compte aux districts. — Les procureurs des communes et les procureurs syndics des districts sont remplacés par des agents nationaux. Ce n'est qu'un changement de nom ; les attributions restent les mêmes. — Les procureursgénéraux-syndics sont complètement supprimés. Le président du directoire central de chaque département en remplira les fonctions, et chaque membre du directoire sera président à son tour pendant un mois. — Les représentants ! conservent la même omnipotence; ils peuvent même suspendre et remplacer provisoirement les généraux, à charge d'en instruire, dans les vingt-quatre heures, le Comité de salut public.
Le lendemain, i5 frimaire, la Convention, sur le rapport de Robespierre, décréta sa réponse aux Manifestes des J^ois ligués contre la République., et. oubliant qu'elle n'était elle-même qu'une assemblée de tjTans de la pire espèce, elle outragea tous les rois de F Europe en les traitant de tyrans. Il suffit de citer la péroraison pour donner une idée de cette bourrasque déclamatoire :
Peuple généreux, nous jurons par toi-même que tu seras vengé. Avant de nous faire la guerre, nous extérmine-ons tous nos ennemis. La maison d'Autriche périra plutôt que la France ; Londres sera libre, avant que Paris redevienne esclave. Les destinées de la République et celles des tyrans de la terre ont été pesées dans les balances éternelles; les tyrans ont été trouvés plus légers.
]"rançais, oublions nos querelles, et marchons aux tyrans ; domptons-les, vous, par vos armes, et nous, par Tome IV. 9
nos loix. Que les traîtres tremblent ! que le dernier de: lâches émissaires de nos ennemis disparoisse ! que 1( patriotisme triomphe, et que l'innocence se rassure Français, combattez ; votre cause est sainte, vos courages sont invincibles, vos représentans savent mourir ils peuvent faire plus, ils savent vaincre.
Le premier de ces documents sera imprimé deu^ fois à Bourg et répandu à profusion dans l'Ain, d'abord par Gouly (voir ci-après ch. 11 de U XIV^ Époque] et ensuite par Albitte (ch. 1 de la XV').