‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 143 sur 275 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

tue. » Le magistrat insulté ordonne à Cailleton, mandeur de ville, d'aller chercher la garde, laquelle e'tant montée, j'invitai nos collègues à entrer en conseil ; ce qui fut exécuté : de retour en la chambre du conseil, je fis retirer la garde-, et m'adressant à Benoît-Gabriel Gaillard, je lui dis que je me trouvois forcé à rédiger procès-verbal des injures qu'il venoit de me proférer gratuitement (1).

Le citoyen Rollet ne justifia d'ailleurs ni sa réquisition illégale, ni son allégation mensongère, et il se plaignit vainement de Toutrage fait en sa personne à la souveraineté du peuple :

Citoyens, le respect dû aux loix et aux autorités constituées est oublié ; le magistrat du peuple souverain a été outragé ; un chef de légion à qui la loi ordonne de les faire respecter, est un des premiers qui a osé y porter une atteinte en m'injuriant dans la salle du conseil municipal, et en répandant avec profusion contre moi un imprime diffamatoire.

Le conseil municipal s'occupa de cette affaire' deux jours de suite, le 25 et le 26 mai ; tous les témoins de la scène du 24 constatèrent sur le registre de la commune les injures qu'avait reçues leur collègue \ mais aucun ne put dire qu'il ne les avait pas méritées.

(i) Louis Rollet, médecin, officier municipal et public de cette commune^ à ses concitoyens, en réfonse à Benoît-Gabriel Gaillard. Bourg. 8 p. in-8, — C»«D.

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