‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 154 sur 275 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

sitions ci-dessus, et de recueillir à ce sujet leurs vœux; — 40 de faire imprimer et afficher le présent arrêté, et de l'envoyer à la Convention nationale, au pouvoir exécutif, à tous les départemens, à la municipalité et aux quarante-huit sections de Paris ; enfin de faire pareillement imprimer l'arrêté et l'adresse du département du Jura, pour être envoyés avec le présent arrêté à tous les districts et municipalités du département de l'Ain, et à ses suppléans à la Convention nationale (i).

Outre les deux délégués du Jura, M. Vuillat, président du département du Mont-Blanc, invité par le Conseil, prit part à cette délibération. Les administrateurs présents furent : les citoyens Joseph Pages ^ président, Tardy, vice-président ; Griimet, Morand^ Barberat ^ Billou, Pen-et (de Saint- Benoît , Pitet, Ponthus^ Jourdan, Frémion^ Murillon^ Danton^ Piithod^ Rendu, Robin, Peysson, Perret^ receveur., Marti }ion, Bal'.eydier, Hitchet ; Duhamel^ procureur -général- syndic, Brangîei\ secrétaire ; — et Viiy, Aynard, Girié, Chérel le jeune, André, Béatrix^ Moyret, Sonthonax, Bonnet, députés des districts de Bourg, Montlue'î, Trévoux, Châtillon-lès-Dombes, Pontde- Vaux, Gex, Saint-Rambert, Nantua et Belley.

Le 3i mai, notre Conseil permanent, stimulé par la victoire girondine des Lyonnais, affirma encore

u) Arrêté du Conseil général permanent du département de F Ain. concernant renvoi des suppléons de la Convention nationale à Bourges. Du 27 mai i-g3. l'an second de la Rép. fr. Bourg. 4 p. in-4«. — Ph. L. D.

sa répulsion pour les ultra-révolutionnaires à propos de son arrêté sur les cloches à convertir en canons. Le premier article était ainsi conçu :

Art. i". — Les citoyens de chaque commune sont invités à faire descendre toutes les cloches, sauf une par chaque église paroissiale^ à les faire transporter, moyennant salaire , aux chefs-lieux de chaque district, pour être fondues et converties en canons. Sont toutefois exceptées les cloches des horloges et des maisons communes, s'il y en a ; le choix de la cloche à conserver est laissé à la discrétion des conseils généraux des communes.

Pour justifier cette mesure, le Conseil critique l'usage des cloches et dit qu'il faut en faire des canons pour repousser le brigand^ Vanarchiste, le scélérat ambitieux.

La vanité des hommes, dit-il, avoit imaginé des distinctions jusques dans les cérémonies religieuses. Le son de toutes les cloches annonçoit la naissance et la sépulture des uns, tandis que les autres entroient et sortoient de ce monde à bas bruit. Nos principes résistent à ces inégalités ; ayons le bon esprit de tirer avantage de leur application ; des secours importans vont sortir du sein même de la futilité.

Citoyens, l'étranger campe sur notre sol, il fait des sièges, et les contre-révolutionnaires de tout genre secondent, dans l'intérieur, ses projets barbares. Bientôt, bientôt peut-être, aurons-nous à défendre nos foyers contre lui ; aurons-nous à repousser le brigand, l'anarchiste, le scélérat ambitieux. Le courage est une vertu familière aux Français ; mais que peut la valeur non armée ? Notre dé-

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