CHAPITRE H. 3l
Il a été fait lecture de la proclamation, des décrets et du bulletin de la Convention nationale des 3i may dernier, ler et 2 du présent mois, d'une adresse de la ville de Paris, de deux lettres particulières et des deux, journaux insérés dans lesdites lettres ;
Desquels il résulte que de nouveaux troubles viennent d'éclater dans la ville de Paris, que l'épouvante ayant été' répandue par le canon d'alarme et le tocsin, un grand nom bre de citoyens armés et attroupés sont venus demander à la Convention nationale l'arrestation i» de vingt-deux représentants du peuple, proscrits depuis longtemps à cause delà libre émission de leur vœu, 2° de dix autres représentants membres de la commission, chargée de recueillir la preuve des complots formés contre la sûreté de la Représentation nationale ; que cette demande ayant été appuyée au sein même de la Convention, sans qu'aucun fait criminel ait été prouvé ni même articulé contre lesdits représentants, la Convention a néanmoins décrété lesdites arrestations.
Il a été observé que, tandis que les courriers extraordinaires ont été expédiés pour répandre dans toute la République la proclamation tendante à prévenir l'impression fâcheuse que dévoient produire des événements de cette nature, les journaux et autres papiers publics ont été arrêté; et probablement aussi les lettres particulières, le courrier ordinaire de Paris arrivé hier n'ayant apporté que ceux et celles qui se sont trouvés garantis par le contreseing de la Convention nationale, circonstance qui bien loin de produire l'effet qu'on a pu en attendre ajoute enco:e à l'inquiétude publique.
()uï le procureur-général-syndic du département, le procureur-syndic du district, le procureur de la commune et e commissaire national,