‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 221 sur 275 · Tome III · texte numérisé non relu

Tome III

SgS DOUZIÈME ÉPOQUE.

frères! Nous sommes vos libérateurs, car nous venons vous tirer du joug de l'oppression; nous venons arracher les patriotes des mains de leurs bourreaux. Nous savons distinguer les bons citoyens de Lyon (i), ge'raissant depuis deux mois sur les désordres dont ils sont ou victimes ou témoins impuissants, de ces hommes pervers, coalisés avec les rebelles de la Vendée, et qui, parlant sans cesse de République une et indivisible, subordonnent les lois à leurs caprices, à leur vengeance, et poursuivent avec autant d'impudence que d'acharnement le système des Cobourg et des Dumouriez.

Montrez-vous donc, braves Lyonnais : il est temps ! Le salut de la République a été trop compromis par votre faiblesse ; donnez vous-mêmes, sans attendre que la forée vous y contraigne et vous confonde avec les scélérats, la preuve de votre soumission aux lois, de votre amour pour la liberté et l'égalité .

Quant à vous, qui semblez vous préparer à la résistance, nous plaignons votre aveuglement, parce qu'il est l'effet d'une suite atroce de calomnies disséminées avec adresse ^divlts, conspirateur s \ vous, dont on aiguise les poignards contre vos meilleurs amts; vous, qui croyez servir une cause juste en vous plongeant dans le crime, revenez de votre égarement : il faut que, dans une heure, vous ' ouvriez vos portes à des frères, ou que vous soyez traités en rebelles.

Nous vous présentons encore le rameau d'olivier, et si vous ne nous tenez pas compte du sentiment qui nous porte vers vous, calculez au moins votre propre intérêt. Voyez avec quel art l'astuce et la perfidie vous ont conduits au bord du précipice ; rien ne peut vous sauver que

(i) Toujours les Jacobins.

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