‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 240 sur 275 · Tome III · texte numérisé non relu

Tome III

patrouilles, et prévient toujours par ses aboiements l'approche de l'ennemi, ou l'existence de quelque danger Le pauvre animal fut emporté, le 3i août, par ui obus (i).

Une partie de Tarmée des Alpes étant occupée au siège de Lyon, celle qui combattait les Piémontais n'était pas assez nombreuse pour les contenir. Il fallut la renforcer. Les représentants, s'appuyant sur un décret du 23 août (.2), appelèrent sous les drapeaux, par un arrêté du 6 septembre, tous les citoyens non mariés ou veufs sans enfant de 18 à 25 ans, dans les départements deTAin, de Tlsère, de Rhône-et- Loire, de Saôneet-Loire, du Puy-de-Dôme, de TAllier, de le Haute-Loire et de TArdèche. Ils se gardèrem bien dans leur préambule d'expliquer que cette levée d'hommes était nécessitée par l'horribk guerre qu'ils faisaient, eux Français, à la seconde ville de France.

En exécution de cet arrêté, le Directoire de

-^ (i) Hist. du peuple de Lyon, par Alph. Balleydier, t. II, p. 58. .

(2) Un Nantuatien écrivit sur cette loi une lettre commençant par ces mots : u Aristocrate jusque dans la moelle des os et, par conséquent, patriote... »

Il fait des observations énergiques contre les abus de la levée en masse. U raconte les murmures des campagnes à ce sujet; il invite le départ, de l'Ain à se lever contre Dubois-Crancé, Kellermann et autres ennemis de la ville de Lyon; il blâme les pouvoirs tyranniques donnés par la Convention nationale à ses proconsuls (Note manuscrite de M. d( La Teyssonnière).

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