‹ Histoire de la révolution dans l'Ain (volume 4)Chapitre 239 sur 275 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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yonnaises. Nous n'hésitons pas à le trans-

II faudrait des volumes pour relater tous les évènenents remarquables qui se sont passés au siège que nous [écrivons ; bombardés sur tous les points, battus dans le ^orez, abandonnés par leurs auxiliaires, cernés de toutes )arts, réduits à la disette et bientôt à la famine, obligés de :orabattre contre les troupes assiégeantes et de lutter, ians leur propre ville, contre les traîtres et les clubistes \m les entourent, les Lyonnais, redoublant de courage et le résolutions, sont plus terribles encore qu'aux premiers ours de leurs succès. Ce ne sont plus les jeunes hommes leulement qui font le coup de feu aux avant-postes ; on ^oit parmi eux des vieillards, des femmes même. La cilevant marquise d'Ivoley de Bourg, la jeune et belle Méanie Subrin combattent en héroïnes sous l'épaulette verte le chasseurs. La citoyenne Deschamps se fait remarquer )ar sa valeur dans les rangs des grenadiers ; Louise Vdrian, nous l'avons dit, sert une pièce de canon à la >oix-Noire ; la citoyenne Cochet a revêtu pareillement 'uniforme d'artilleur, mais la plus souvent on la voit au "eu sous un costume élégant et de fantaisie qui flatte iavantage sa beauté et plaît à sa coquetterie de femme ; m grand nombre d'autres femmes, que nous voudrions X)uvoir citer, se précipitent sous le feu des ennemis pour :he:"cher des blessés et emporter les morts. Des animaux nêmes semblent partager l'ardeur de leurs maîtres dans :ett3 communauté d'enthousiasme et de résistance à l'opîression ; les grenadiers du poste de la maison Pattaud )nt un chien du mont Saint-Bernard qui s'élance sur les )ombes pour en arracher la mèche avec les dents : Pluton^ :'esi ainsi qu'on l'appelle, monte sa faction, il dirige les

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