CHAPITRE III
'abbé Grumet donna sa démission d'administraeur à la séance du 3 1 août, pour rentrer à la cure PAmbérieu comme vicaire de son oncle, âgé de I4 ans, et qu'il fut obligé de la retirer par ordre des eprésentants.
Les représentants du peuple envoyés près l'armée des ilpesne peuvent accepter la démission du citoyen Grumet, îndis que la République est dans un tel danger que la lasse des citoyens est en état de réquisition.
Au quartier général de l'armée des Alpes, établi à la *ape sous Lyon, le 5 septembre 1793, an deux de la République française, une et indivisible.
Dubois-Crancé, Gauthier.
La retraite de M. Duhamel, la démission de 'abbé Grumet, les séances du Directoire moins réquentes et moins suivies, la négligence des adninistrateurs présents à signer le registre, tout emble indiquer le découragement produit par la >erspective de Teffondrement social.
Les libéraux bugistes avaient-ils encore des llusions ? Voici l'exhortation qu'ils adressèrent lu:: jeunes recrues, le 16 septembre ; cette pièce ist d'autant plus digne d'attention que l'auteur de a Physiologie du Goût la signa en qualité de ne ire de Belley :
438 douzième époque.
La Municipalité de Belley aux jeunes Citoyens.
Vous avez juré la Liberté et l'Egalité, la République une et indivisible, et vous l'avez juré par tout ce qu'il y a de plus sacré parmi les hommes, par la patrie et le ciel. Voici, voici le temps de remplir ce serment.
La loi vous appelle à combattre les premiers. Jeunes citoyens, et qui mieux que vous méritait cet honneur, vous qui êtes destinés à jouir pendant une longue suite d'années des bienfaits de la Révolution, vous, destinés à donner le jour à des générations libres, vous enfin pour qui l'ancien régime n'a été, en quelque façon, qu'un songe funeste que le réveil de la Liberté a fait évanouir.
Hâtez-vous, citoyens, de vous armer de ce fer qui fait trembler les tyrans ; hâtez-vous d'apprendre le maniement des armes ; soyez exacts aux exercices ; soyez attentifs aux instructions ; soyez surtout soumis à une discipline exacte ; car sans discipline il n'existe point de force publique, et le courage le plus brillant ne conduit qu'à une mort inutile.
O quel effroi va saisir les despotes coaHsés, quand ils sentiront la commotion terrible d'un peuple entier qui combat pour sa liberté 1 Ennemis insensés, ils n'ont pas calculé l'énergie du patriotisme régénéré dans sa source ; et prenant pour base l'obéissance des esclaves, ils ont cru que la résistance serait la même. Mais ils ont senti la fausseté de leur combinaison, et les sillons français," engraissés des cadavres de leurs satellites, les avertissent de leur erreur.
Encore quelques momens, citoyens, et l'univers vous devra son salut; encore quelques momens, et le genre humain sera libre. Vous allez nous précéder dans la carrière ; mais si, pour vaincre, il ne faut que nos vies, nous