Tome III
généraux, MM. Rimberg et de Virieu. Deux heu res se passèrent en préparatifs.
A sept heures du matin, 9 octobre, la petit armée se mit en marche. Les Bleus, prévenus d cette sortie et ayant fait sonner le tocsin dan toutes les campagnes, s'étaient postés sur le pas sage des fuyards, et les attaquèrent avec Tavantag du nombre et de la position. Les Muscadins ven dirent chèrement leur vie ; mais la plupart succom bèrent. M. de Virieu fut frappé un des premiers Ceux qui e'urent le malheur d'être faits prison niers ne rentrèrent à Lyon que pour être fusillé ou guillotinés. Une petite colonne de 5o cavalier put, en se couvrant des manteaux et des casque des dragons qu'ils avaient tués, se faire passe pour des Bleus, traverser à Neuville les rang ennemis et de là gagner la frontière suisse.
Le général de Précy, échappé par miracle, par vint à se réfugier dans les montagnes du Fore! après des fatigues et des dangers inouïs et vécu seize mois caché dans un gîte souterrain, au villagi de Sain te- Agathe, avant de pouvoir passer er Suisse. Il a lui-même raconté son étrange odyssé( dans une lettre publiée en 1847 par la Revue dl Lyonnais. 1
Ainsi finit, le 9 octobre, après une durée de 6^ Jours, ce siège mémorable de Lyon, commencé \i 8 août. L'armée de la Convention avait lancé