DE LA CONVENTION NATIONALE
Ou 2 1* jour du premier mois de l'an 2™» de la République
française, une et indivisible.
L3 comité de salut public arrête que les citoyens )ubois-Crance' et Gauthier, représentans du peuple prés arriée de la République, maintenant dans Lyon, seront
(1) Hht. de France depuis l'assemblée des notables, t. IV, septième liticn, p. 97.
mis en état d'arrestation et amenés à Paris : les scellés seront mis sur leurs papiers.
Signé au registre : Billaud-Varenne, Barère, Hérault, Saint- JusT, Collot-d'Herbois, Robespierre.
Pour extrait, signé : Prieur, Saint-Just, Robespierre et Barère (i).
A Toccasion du rappel de ces proconsuls, nous avons écarté Tidée de trahison. Nous ne croyons, pas davantage qu'ils aient prolongé le siège pour jouir plus longtemps, comme on Ta dit, des avantages attachés à leurs pouvoirs exceptionnels. Il suffit de suivre, dans le livre de M. Balleydier, les opérations de la défense, pour être convaincu que les assiégeants n'auraient pu vaincre plus tôt Tintrépide résistance des assiégés. Du reste, Gauthierdes-Orcières se disculpa sans doute avec facilité, car nous le retrouvons bientôt correspondant amicalement de Paris avec un des plus ardents terroristes de Bourg.
(i) Affiche imprimée à Lyon. <— Ci» D.